EDF prendra sa décision finale sur les EPR britanniques «dans un avenir proche»

© 2016 AFP

— 

Le logo du groupe EDF, lors d'une conférence de presse à Londres, le 24 septembre 2008
Le logo du groupe EDF, lors d'une conférence de presse à Londres, le 24 septembre 2008 — SHAUN CURRY AFP

EDF déploie «tous ses efforts» pour parvenir «dans un avenir proche» à une décision finale d'investissement sur son projet controversé de construire deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre, selon un document publié à l'issue du sommet franco-britannique à Amiens.

Le géant français de l'électricité «consacre actuellement tous ses efforts à réunir les éléments nécessaires à l'annonce d'une décision finale d'investissement pour Hinkley Point C dans un avenir proche, avec le plein soutien du gouvernement français», peut-on lire dans le document publié par l'Elysée.

«A l'issue d'une revue interne approfondie, l'organisation du projet a été précisée pour garantir la maîtrise des principaux risques opérationnels inhérents à un projet d'une telle ampleur», selon ce texte.

EDF tarde à prendre une décision finale d'investissement sur la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point (sud-ouest de l'Angleterre), ultime étape pour la concrétisation de ce gigantesque projet de 18 milliards de livres (environ 23 milliards d'euros au taux actuel) qui inquiète les syndicats du groupe public d'électricité détenu à 84,5% par l'Etat français.

Ces syndicats craignent que le coût d'un tel contrat ne menace l'existence de l'électricien et demandent le report du projet. En octobre 2015, un accord commercial avait été signé avec l'entreprise publique chinoise CGN, qui doit supporter un tiers du financement des deux EPR.

Lors de la publication des résultats annuels d'EDF à la mi-février, le PDG du groupe Jean-Bernard Lévy avait déjà assuré que cette décision finale était «très proche».

Dans le document publié jeudi, la France et la Grande-Bretagne ont réaffirmé leur attachement au projet, qualifié de «pilier» de leur relation bilatérale.

«Ce projet stratégique majeur constituera un élément-clé de la politique énergétique britannique, en offrant à l'horizon 2025 la garantie d'une électricité sûre, compétitive et sobre en carbone», est-il écrit.

Le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, était déjà monté au front mardi pour défendre la construction des deux EPR, la qualifiant de «très bon investissement» pour l'électricien français.

Plus globalement, les deux pays ont décidé «d'instaurer un partenariat général sur l'énergie nucléaire civile concernant tous les aspects du cycle de production». Ils développeront ainsi en commun des compétences scientifiques, techniques et managériales pour leurs projets nucléaires, et favoriseront des échanges de personnel.