Loi El Khomri: pour les «Gracques» le projet «va dans le bon sens»

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Emmanuel Macron, Manuel Valls, Myriam El Khomri et Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Solvay, lors d'une visite à l'usine le 22 février 2016 à Chalampe
Emmanuel Macron, Manuel Valls, Myriam El Khomri et Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Solvay, lors d'une visite à l'usine le 22 février 2016 à Chalampe — SEBASTIEN BOZON AFP

«Les Gracques», un collectif de réflexion à l'aile droite de la gauche, se livre à un plaidoyer en faveur du projet de loi El Khomri, qui «va dans le bon sens» et s'en prend au «vieux logiciel» exprimé dans la «tribune frondeuse» de Martine Aubry et de ses proches.

«Le texte est perfectible mais il va dans le bon sens», souligne ce collectif de hauts fonctionnaires, intellectuels et cadres d'entreprises de gauche dans une tribune publiée dans le Point.

«Il ne remet en question aucune des protections fondamentales dont bénéficient les salariés. Il ouvre de nouveaux espaces à la négociation. Il permet aux entreprises de mieux s'adapter à la conjoncture, dans un cadre juridique moins aléatoire», écrivent notamment «Les Gracques».

«Il est logique qu'il soit débattu, amélioré. Mais de là à en demander le retrait pur et simple, par dogmatisme ou opportunisme politique: non, Martine Aubry!», ajoutent-ils.

«Les Gracques» souhaitent au contraire «dire bravo et saluer le courage de l'exécutif» avec ce projet de loi.

Selon eux, «la tribune frondeuse (de Martine Aubry et de ses proches) ne formule pas une proposition concrète de réforme! Pas la moindre idée positive! Ce qui la porte, c'est le vieux logiciel d'une classe politique qui veut dépenser toujours plus d'argent public et se méfie de l'intelligence collective qui se déploie, sur le terrain, là où l'emploi se crée», poursuivent les auteurs de la tribune.

«La France a tout pour réussir au XXIe siècle (...) Mais elle n'en tirera parti qu'en se réformant, et vite (...) Cette réforme doit être soutenue», écrivent-ils encore.

«Une partie de la gauche dit le contraire? Bonne nouvelle pour Manuel Valls, Emmanuel Macron, Myriam El Khomri et le camp réformiste avec eux: le moment de la clarification est venu», conclut le texte.

«Les Gracques», un «groupe de réflexions et de pression», a été créé en 2007. Il s'exprime régulièrement sur la politique gouvernementale, en particulier sur les questions économiques.