Les Echos: le site lance une offensive contre les bloqueurs de pub

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Les Echos, le 4 juillet 2007 à Paris
Les Echos, le 4 juillet 2007 à Paris — ERIC PIERMONT AFP

Le site web du quotidien économique «Les Echos» teste à partir de lundi un système demandant à une partie des internautes non abonnés de retirer leurs logiciels anti-publicité, s'ils veulent lire plus d'un article.

«A partir d'aujourd'hui, un test est conduit sur une partie des internautes non abonnés qui sont incités à retirer leurs adblocks, dès le second article consulté, pour continuer leur navigation», annonce «Les Echos» dans un communiqué.

«Ils peuvent sinon choisir de souscrire gratuitement à une offre d'essai d'abonnement de 3 semaines qui leur permet d'accéder à un univers de lecture en mode zen», qui «limite la publicité sur les pages», poursuit le journal.

«Les Echos» expliquent que délivrer une information fiable et de qualité a un prix, «soit celui du financement par la publicité, soit celui d'un abonnement payant en mode zen».

«La montée en puissance du taux d'adblockés est révélatrice de la nécessité de repenser la publicité, son format et son insertion, en réponses aux attentes des internautes», estime le journal, qui travaille à l'insertion de production de contenus par des marques («brand content») pour mieux intégrer la publicité.

Nombre d'éditeurs de site internet dans le monde, qui vivent des recettes de la publicité, tentent de lutter contre les logiciels bloqueurs de pub, gratuits et faciles à installer.

Selon Adobe et Pagefair, qui aident les sites internet à contourner les bloqueurs de pubs, les «adblocks» ont causé près de 22 milliards de dollars de perte de revenus publicitaires dans le monde en 2015.

En Allemagne, le groupe de presse Axel Springer a attaqué en justice la société éditant «Adblock Plus», l'un des logiciels les plus utilisés.

Le site du journal Bild, propriété d'Axel Springer, teste depuis octobre la même parade que celle mise en place par Les Echos lundi.