Crise agricole: La France demande des mesures à l'Europe

CRISE Le ministère de l'Agriculture propose de mettre en oeuvre un mécanisme d'aides européennes pour les producteurs de lait ayant volontairement réduit leur volume de production...

20 Minutes avec AFP

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Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement.
Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Le ministère de l'Agriculture a adressé lundi un memorandum à la Commission européenne rappelant les mesures que la France souhaite voir mises en oeuvre pour faire face aux crises agricoles des secteurs laitiers et porcins, alors que les mécanismes de régulation existants ont été supprimés.

La France se félicite des mesures conjoncturelles, comme le stockage privé pour le lait et les produits porcins, prévues par la Commission, mais souhaite les voir prolongées. De plus, «des réponses structurelles sont nécessaires au niveau de l'Union européenne étant donné la dimension européenne de cette crise», souligne ce document.

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Si les mesures d'aides au stockage privé ne suffisaient pas pour désengorger le marché du porc, le mémorandum propose «une mesure de réduction du nombre de truies mises en production pour l'ajuster aux capacités d'engraissement des éleveurs».

Concernant la production laitière, la France propose notamment de mettre en oeuvre un mécanisme d'aides européennes pour les producteurs qui auront volontairement réduit leur volume de production en période de baisse des prix.

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Le système européen de quotas de production et de prix garantis du lait a pris fin le 31 mars 2015. L'Allemagne, les Pays-Bas et l'Irlande ont nettement augmenté leur production à cette occasion, avec notamment comme objectif d'exporter de la poudre de lait vers la Chine.

Mais avec le ralentissement de la demande chinoise, les prix du lait se sont effondrés en 2015, provoquant une grave crise chez les éleveurs français. Parallèlement, l'embargo russe sur les produits agroalimentaires européens a sérieusement touché l'élevage porcin qui s'est retrouvé en surproduction et a également vu chuter ses prix.