EN DIRECT. Emploi: L'Etat annonce une prime d'embauche immédiate de 2.000 euros par an pour les PME jusqu'à 1,3 Smic

LIVE Pour sa dernière année de plein exercice, le chef de l'Etat va détailler un nouveau plan, notamment pour aider les jeunes à faire de l'apprentissage...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le président français François Hollande à Tulle, en Corrèze, le 16 janvier 2016
Le président français François Hollande à Tulle, en Corrèze, le 16 janvier 2016 — GEORGES GOBET AFP

Depuis 2012, François Hollande et son gouvernement multiplient les plans pour lutter contre le chômage, qui ne cesse d'augmenter. Pour sa dernière année de plein exercice, le chef de l'Etat va dévoiler à l'occasion des voeux aux acteurs de l'entreprises et de l'emploi son plan de la dernière chance pour inverser la courbe du chômage, centré sur la formation et l'apprentissage.

12h00 : Fin du live.

Merci de nous avoir suivis sur ce live qui est désormais terminé. Retrouvez-nous dans quelques minutes sur 20minutes.fr pour la synthèse des annonces de François Hollande à propos de l'emploi.

11h56: Les premières réactions, les premières critiques aux annonces...

Sur Twitter, les réactions aux annonces du président pleuvent. Comme celle du secrétaire national du parti de Gauche Alexis Corbière 

... ou encore celle du secrétaire général du Front national, Nicolas Bay, qui évoque «une politique du pire»

 

... ou encore celle du député PS frondeur Christian Paul

11h47: Les annonces à retenir: 

  • Le Crédit impôt recherche «sera pérennisé dans ses formes actuelles»
  • Le CICE se transforme en «baisse définitive des charges sociales»
  • Une prime d'embauche immédiate de 2.000 euros par an pour les PME de moins de 250 salariés jusqu'à 1,3 Smic
  • l'Etat dégagera un milliard d'euros pour le plan de formation de 500.000 chômeurs
  • les accords d'entreprise pourront fixer le taux de majoration et le nombre d'heures supplémentaires
  • Annonce de 50.000 contrats de professionnalisation, contre 8.000 actuellement
  •  Hollande chiffre les mesures pour l'emploi à «plus de deux milliards d'euros», financées «par des économies»
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11h43: Fin de l'intervention de François Hollande

11h41: «Les 2 milliards d'euros de ces réformes seront financés sans prévélèvements supplémentaires», et passent par les «économies»

Pas d'impôt en plus pour financer ces nouvelles réformes, précise le président.

11h39: «Il faut regarder au-delà de quelques échéances électorales» pour favoriser l'emploi

François Hollande s'est engagé à se représenter si le chômage baisse, mais réaffirme que la lutte pour l'emploi va bien au-delà.

11h36: Hollande veut aussi «valoriser l'entrepreneuriat», à savoir la création indépendante

Le président annonce la «simplicité d'un nouveau régime» pour les indépendants, tant pour la création que le développement des entreprises. 

11h33: François Hollande rappelle et valorise le rôle des présidents de région pour développer l'emploi sur le territoire

En février, Hollande annonce réunir les présidents de région pour convenir des conditions de la mise en œuvre des 500.000 nouvelles formations/

François Hollande s'est dit «prêt à modifier la loi si nécessaire» pour «étendre les compétences des régions» sur la formation et l'apprentissage. «Je sais que les présidents des régions souhaitent faire des propositions, voire expérimenter de nouveaux dispositifs (...) Le gouvernement est prêt à faciliter toutes les expérimentations possibles, et même à modifier la loi si c'est nécessaire pour étendre les compétences de ces grandes collectivités», dit-il.

11h28: «J'ai demandé à ce que le nombre de formations disponibles soit porté à 500.000 de plus, soit le double de ce qu'elles étaient en 2015»

L'annonce est l'une des plus attendue de cette allocution. L'Etat dégagera un milliard d'euros pour le plan de formation de 500.000 chômeurs.

«L'apprentissage doit être une grande priorité» ajoute-t-il. «L'Éducation nationale créera de nouvelles formations en alternance. 1.000 postes seront créés dans ce cadre d'ici 2017»

11h27: La renégociation de la convention d'assurance chômage qui va être réformée

Le but : ne pas perdre des droits quand on revient vers l'emploi+ avoir une formation pendant son chômage.

«Tout faire pour que le retour de l'emploi soit favorisé», dit le président.

 

12h24: «La sécurisation pour les travailleurs»

«Les salariés vont avoir un parcours plus varié» dans le monde d'aujourd'hui. Le président souhaite moins de «périodes heurtées», d'où la création d'un compte personnalisé d'activité qui rassemble une épargne salariale ou une validation des acquis par exemple. Les partenaires sociaux sont saisis de cette ambition, dit-il.

Il évoque aussi un «portail universel de droits sociaux» qui permettra à chaque salarié d'accéder aux informations qui le concernent.

11h23: La réforme du Code du Travail va être portée par la ministre du Travail pour s'adapter «aux temps de l'entreprise».

Hollande confirme d'abord le plafonnement des indemnités prud'homales de licenciement. Le président rappelle ensuite les axes de réformes pour le code du Travail. 

Le projet de loi sur l'emploi va privilégier les accords en entreprises, rappelle-t-il.

11h22: A propos la pérénisation de la diminution des charges

«Toute entreprise de moins de 250 salariés qui recrutera un jeune ou un demandeur d'emploi, c'est-à-dire un salarié, payé entre 1 et 1,3 fois le Smic en CDI ou en CDD de 6 mois et plus se verra verser une prime de 2.000 euros par an».

«Effectif dès aujourd'hui», «ce dispositif est établi pour une durée de 2 ans», «le temps du basculement du CICE en baisse définitive de charges», a-t-il ajouté.

La somme de 2.000 euros «représente le reliquat des cotisations patronales une fois pris en compte l'ensemble des allègements de charges» notamment du Pacte de responsabilité, a-t-il précisé.

Par ailleurs, les accords d'entreprise pourront «moduler davantage» le temps de travail «au-delà même» de l'annualisation

11h18: ll faut plus de liberté et de sécurité pour le salarié comme l'entreprise

Le président réaffirme sa foi en le dialogue avec les partenaires sociaux pour bouger les lignes en matière d'emploi.

En évoquant la compétitivité, il rappelle que le coût du travail en France est encore trop élevé. «Nous devons faire l'évaluation du pacte de compétitivité», précise-t-il.

11h16: Trouver une «voie» entre le «libéralisme sans conscience et l'immobilisme sans avenir»

François Hollande souhaite trouver une «voie» entre le «libéralisme sans conscience et l'immobilisme sans avenir». «Entre libéralisme sans conscience et immobilisme sans avenir, il y a une voie: du travail encouragé, du travail valorisé, du travail respecté», dit-il. Evoquant une «contradiction entre la dynamique économique qui requiert plus d'agilité et la cohésion sociale qui appelle plus de sécurité, François Hollande estime qu'il fallait »redéfinir notre modèle économique et social». «Redéfinir, ce n'est pas renoncer à ses fondements», rappelant que «la seule gestion des acquis est une cause perdue d'avance quand la compétition ne distingue plus les frontières et quand la localisation des activités se détermine à l'échelle du monde».

11h14 : Le crédit impôt recherche pérennisé

La recherche publique va être dotée de nouveaux talents et d’autres pour attirer de nouveaux talents, annonce le président

 

11h10: «La seule question qui vaille, c'est-à-dire l'emploi» à part la menace terroriste

François Hollande revient tout d'abord sur l'état d'urgence mis en place après les attentats du 13 novembre. «L'état d'urgence est aussi économique», affirme le président. «Un effort important a été engagé depuis 3 ans et on en voit des résultats», ajoute-t-il, reconnaissant par ailleurs être «lucide» et de reconnaître les problèmes, comme des limites dans la création d'emplois ou la consommation qui ne décolle pas.

 

11h07: Hollande débute son intervention

10h56: L'élément de langage de l'opposition du jour : le «maquillage», la «manipulation» des chiffres du chômage

Après le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, qui évoque ce lundi un «maquillage» des chiffres du chômage, au tour de Roger Karoutchi de relayer sur Twitter l'élément de langage du jour lancé par l'opposition à propos du plan présenté par le président de la République. Le sénateur du parti Les Républicains des Hauts-de-Seine évoque lui aussi un «maquillage» de ces chiffres... Ce terme devrait être très présent dans les réactions des membres de l'opposition ce lundi.

10h53: L'opposition pas convaincue non plus...

Le plan que doit détailler lundi François Hollande «est une opération assez indigne de maquillage» des chiffres du chômage, a dénoncé ce lundi le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. Le centriste a estimé sur Radio Classique qu'«on est incapable de former 500.000 personnes en un an, tout simplement, si ce sont des formations sérieuses, (...) parce qu'il n'y a pas les organismes de formation, il n'y a pas les formateurs, il n'y a pas les cycles de formation correspondants» et «il n'y a pas les budgets». 

 

10h50: La CFDT pas convaincue

Laurent Berger, numéro un de la CFDT, s'est dit dimanche «pas fan du tout» des annonces de ce plan. Il a mis en cause «des effets d'aubaine» pour les entreprises qui avaient de toutes façons décidé d'embaucher. Donc, «on arrose un peu le sable»...

10h40: L'enjeu d'une réélection à l'Elysée

Le président joue gros. François Hollande, qui entre dans la dernière année pleine de son mandat, l'a dit et redit: l'inversion de la courbe du chômage, que son gouvernement promettait avant fin 2013, déterminera sa candidature à un second mandat en 2017.

10h36: Ce qu'on en sait déjà
Le chef de l'Etat a déjà révélé les principaux volets de son plan lors des voeux télévisés le 31 décembre: 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, une aide à l'embauche pour les TPE et PME et des mesures en faveur de l'apprentissage. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a laissé entendre qu'il coûterait environ deux milliards d'euros à l'Etat, François Hollande devrait détailler ce financement.