Travail dominical: La Fnac prête à tripler le salaire de ses employés

EMPLOI Cette hausse devrait s’appliquer les 12 dimanches les plus rémunérateurs pour l’entreprise…

20 Minutes avec AFP

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Des gens entrent à la Fnac, le 27 octobre 2015 à Lille
Des gens entrent à la Fnac, le 27 octobre 2015 à Lille — Philippe Huguen AFP

Le geste est symbolique après les débats houleux suscités autour du travail dominical. Pour obtenir un accord, la Fnac est prête à tripler le salaire des 12 dimanches travaillés les plus générateurs de chiffre d’affaires de l’année, a indiqué la direction.

Une dernière réunion aura lieu lundi avec les organisations syndicales, a-t-elle ajouté. « Nous avons la volonté de rémunérer à 300 % les 12 dimanches de plus forte activité et à 200 % les 40 autres », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’enseigne de biens culturels, confirmant une information du quotidien Les Echos.

Respecter le volontariat des salariés

« La direction s’engage par ailleurs à recueillir le volontariat des salariés trois fois par an pour une période de trois mois, avec un préavis d’un mois en cas de changement de décision par la suite », a ajouté ce porte-parole.

Il a indiqué qu’une « dernière réunion de discussions aura lieu lundi, suite à quoi les organisations syndicales ont quelques jours pour se prononcer ».

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A l’instar des discussions en cours dans les grands magasins, aucun accord sur le travail du dimanche et de nuit n’a pu intervenir à la Fnac jusqu’à présent dans le cadre des ouvertures dominicales prévues dans certaines zones par la loi Macron.

Pour espérer signer un accord, la direction doit obtenir l’assentiment des syndicats CFTC, CFDT et CFE-CGC. Première force syndicale au niveau du groupe, la CGT, comme SUD et FO, est opposée au travail dominical.

Principal problème, les contreparties en termes de salaires et de repos compensateur, ainsi que l’encadrement du volontariat, pour les magasins situés en zones touristiques internationales (ZTI) qui pourront ouvrir tous les jours jusqu’à minuit et jusqu’à 52 dimanches par an.

Les syndicats plaident pour le repos compensateur

Bruno Marc, responsable CFTC, deuxième syndicat du groupe, a qualifié cette dernière proposition de « réponse à la loi ». Il a cependant annoncé que la CFTC « défendra lundi le principe de majoration des 12 premiers dimanches travaillés par le salarié, payés double avec un repos compensateur ».

La CFDT insiste de son côté pour que la direction accepte « le principe d’un repos compensateur » aussi pour les salariés non concernés par le travail dominical, au titre de la surcharge de travail induite par les absences en semaine, pour cause de récupération, des travailleurs du dimanche.

Elle plaide aussi pour un système différenciant le travail dominical régulier - à partir de 12 dimanches par an - et le travail dominical exceptionnel.