Réforme du marché du vin: ce que ne veut pas la France

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Dominique de Villepin s'est rendu vendredi dans l'Hérault pour annoncer des mesures de soutien, sociales et fiscales, à la filière viticole, durement touchée par la crise, sans toutefois pleinement convaincre les professionnels présents.
Dominique de Villepin s'est rendu vendredi dans l'Hérault pour annoncer des mesures de soutien, sociales et fiscales, à la filière viticole, durement touchée par la crise, sans toutefois pleinement convaincre les professionnels présents. — Philippe Desmazes AFP/Archives

Le vin du Vieux Continent perd du terrain face aux produits du nouveau monde. Mais les 27 Etats de l’Union européenne, qui ont commencé début juillet à réfléchir sur la réforme proposée par la Constitution, restent divisés. Au cœur du projet élaboré par Bruxelles: la volonté de transformer le modèle viticole, majoritairement artisanal, vers un modèle plus industriel et plus compétitif.

La France souhaite minimiser l’arrachage des vignes. 200.000 hectares, «c’est beaucoup trop», a jugé le ministre de l’Agriculture Michel Barnier à l’ouverture des négociations. Autre mesure qui passe mal dans l’Hexagone, la suppression des primes de distillation, qui coûtent 500 millions d’euros par an, selon la Commission européenne.

«Une folie»

Quant à la libéralisation des droits de plantation, c’est-à-dire donner la possibilité à planter des vignes où on le veut, c’est une «folie», selon Michel Barnier, alors que l’Europe souffre déjà de surproduction. «La remise en cause des droits de plantation conduirait à faire perdre aux vins européens leur identité et leurs racines», a expliqué Michel Barnier.