Orange: Vers un rachat de Bouygues Telecom en janvier?

TELECOM Selon le quotidien «Les Echos», les patrons respectifs d’Orange et de Bouygues Telecom devraient profiter de la trêve des confiseurs pour discuter d'un mariage...

M.B.

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Les PDG d'Orange,  Stéphane Richard (G), et Bouygues, Martin Bouygues (D), lors d'une réunion au ministère de l’Économie, à Paris, le 17 juillet 2012.
Les PDG d'Orange, Stéphane Richard (G), et Bouygues, Martin Bouygues (D), lors d'une réunion au ministère de l’Économie, à Paris, le 17 juillet 2012. — AFP PHOTO ERIC PIERMONT

« Les fêtes de Noël, c’est le meilleur moment pour avancer ». Selon le quotidien Les Echos, les patrons respectifs d’Orange et de Bouygues Telecom devraient profiter de la trêve des confiseurs « pour entrer dans le détail d’un éventuel mariage. Certains parlent d’une annonce possible début 2016. »

Et pour cause, d’après une source proche du dossier, « Bouygues est très motivé. Les discussions avancent bien. »

De nombreuses questions en suspens

L’agence de presse Bloomberg avait révélé début décembre que les deux groupes avaient entamé des pourparlers en vue d’un mariage. Mais plusieurs points sont encore à régler à commencer par le prix. En juin, Patrick Drahi, le patron de Numericable-SFR avait mis 10 milliards d’euros sur la table pour racheter Bouygues Telecom. En vain.

>> A lire aussi : SFR-Numericable n’a « pas besoin » de racheter Bouygues Telecom

Ensuite, cette transaction soulèverait une question de concurrence car elle permettrait au futur groupe de détenir autour de 50 % du marché dans le fixe et le mobile, rappellent les Echos.

Autre aspect très sensible : l’emploi. « Il va falloir prouver que le nouvel ensemble investira fortement dans les réseaux mobiles et fixes en particulier dans la fibre. Et pas de casse sociale », souligne le quotidien. La CFDT a récemment tiré la sonnette d’alarme « sur les risques pour l’emploi d’un rapprochement avec Orange, compte tenu des nombreux doublons qui seraient créés ».

Quels effets pour les consommateurs ?

Autre chantier à déminer : la gouvernance du nouvel ensemble alors que l’Etat possède 23 % dans Orange. « Partiellement dilué, l’Etat devra en tous les cas prévoir les conditions d’une cohabitation avec Bouygues. Si cette opération permet de renforcer Orange pour préparer une consolidation européenne et l’éventuelle création d’un "Airbus des télécoms", l’Etat pourrait faire du groupe de BTP un allié, comme il avait su faire de Lagardère un partenaire lors de la consolidation de l’aéronautique français et européenne », expliquent Les Echos.

Reste à savoir si le deal se concrétise, quels seront les effets pour les consommateurs dans la mesure où le marché passerait de quatre à trois acteurs.

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