Travail du dimanche dans le commerce: pas d'accord pour l'instant à la Fnac

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Un magasin Fnac à Lille le 27 octobre 2015
Un magasin Fnac à Lille le 27 octobre 2015 — Philippe Huguen AFP

Aucun accord sur le travail du dimanche et de nuit, dans le cadre de l'ouverture dominicale des commerces prévue dans certaines zones par la loi Macron, n'a été trouvé pour l'instant à la Fnac où les négociations entamées fin octobre sont terminées, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.

L'ultime séance de négociations, menées au niveau du groupe, n'a pas permis d'aboutir, mais la direction doit soumettre des propositions, selon les syndicats CFTC, CFDT et SUD. Un projet d'accord doit ainsi être envoyé vendredi, a précisé à l'AFP Catherine Gaigne (SUD).

Selon la CFTC et la CFDT, un nouveau rendez-vous n'est pas exclu, mais aucune réunion n'est programmée pour l'instant.

Interrogée par l'AFP, la direction a confirmé qu'un projet d'accord devait être soumis vendredi et que les organisations syndicales auraient plusieurs jours pour se positionner.

Il s'agit de «propositions qui améliorent considérablement les conditions des salariés qui travaillent déjà le dimanche, à la fois sur le volontariat et la rémunération», a indiqué un porte-parole du groupe.

Pour espérer signer un accord, la direction doit obtenir l'assentiment des syndicats CFTC, CFDT et CFE-CGC. Première force syndicale au niveau du groupe, la CGT, comme SUD et FO, est opposée au travail dominical.

Bruno Marc, responsable CFTC, deuxième syndicat du groupe, avait souligné mardi que si les propositions de la direction s'étaient améliorées, de «gros écarts» subsistaient sur la rémunération notamment.

Principal problème, les contreparties en termes de salaires et de repos compensateur, ainsi que l'encadrement du volontariat, pour les magasins situés en zones touristiques internationales (ZTI) qui pourront ouvrir tous les jours jusqu'à minuit et jusqu'à 52 dimanches par an.

La CFTC défend le principe de 12 dimanches majorés à 100%, avec un repos compensateur, comme pour les actuels «dimanches du maire». Au-delà, elle demande des dimanches majorés à 150% sans repos compensateur.

La CFDT insiste de son côté pour que la direction accepte «le principe d'un repos compensateur» aussi pour les salariés non concernés par le travail dominical, au titre de la surcharge de travail induite par les absences en semaine, pour cause de récupération, des travailleurs du dimanche.

Elle plaide aussi pour un système différenciant le travail dominical régulier - à partir de 12 dimanches par an - et le travail dominical exceptionnel.

Mercredi, la direction a légèrement amélioré ses propositions concernant les embauches dans les magasins ouverts sept jours sur sept, à 2,6% d'équivalent temps plein (ETP), contre 2,1% jusqu'à présent. Un chiffre jugé insuffisant par les organisations syndicales. Les embauches «seront absorbées par le roulement», a souligné Hervé Gomis (CFDT).

A La Défense, où l'enseigne est ouverte le dimanche depuis quatre ans, la direction avait prévu 5% d'emplois créés, selon Boris Lacharme (CGT). Finalement, entre les départs non remplacés et un plan social, les emplois supplémentaires «n'y sont pas».