Quand le chômage retarde l'arrivée du premier enfant

SOCIETE La fécondité n'est en revanche pas affectée par la crise économique...

20 Minutes avec agences

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L'entrée d'une agence Pôle emploi le 28 juillet 2011
L'entrée d'une agence Pôle emploi le 28 juillet 2011 — Philippe Huguen AFP

Si les Françaises font toujours autant d’enfants (environ deux par femme) malgré la crise économique, les couples au chômage envisagent de moins en moins ce projet dans un avenir proche. Les chercheurs de l’Institut national d’études démographiques (Ined) sont arrivés à cette conclusion après avoir enquêté auprès de 10.079 hommes et femmes âgés de 18 à 79 ans. Ils ont été interrogés fin 2005, puis recontactés trois et six ans plus tard.

Pas de différence entre chômeurs et actifs déjà parents

Résultats de ces travaux publiés ce mercredi : parmi les personnes en âge d’avoir des enfants en 2005, 24 % des hommes et 38 % des femmes au chômage déclaraient souhaiter un premier enfant dans les trois ans, contre respectivement 43 et 53 % des hommes et femmes actifs.

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Aucune « différence significative » dans le désir d’enfant n’a cependant été observée entre chômeurs et actifs concernant les personnes qui avaient déjà au moins un enfant. Une différence qui pourrait s’expliquer, selon les auteurs, par le fait que les chômeurs sans enfant sont le plus souvent des personnes n’ayant jamais travaillé. En revanche, les personnes avec enfants ont généralement déjà eu une expérience professionnelle, leur ouvrant des droits aux allocations et rendant le futur moins incertain.