Volkswagen fait marche arrière à propos du mensonge sur le CO2

POLLUTION «Il est dorénavant établi que sur presque tous les modèles, les émissions effectives de CO2 correspondent aux valeurs indiquées», assure le groupe...

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration: une vitrine de Volkswagen.
Illustration: une vitrine de Volkswagen. — Ahn Young-joon/AP/SIPA

La situation se complique. Le groupe Volkswagen a affirmé ce mercredi que les soupçons de mensonge sur les émissions de CO2 de centaines de milliers de voitures ne s’étaient « pas vérifiés ». Et pourtant, le constructeur automobile avait lui-même admis ce mensonge il y a quelques semaines.

>> A lire aussi : Volkswagen aurait muni des véhicules d’un logiciel espion

« Après des contrôles internes et mesures complètes, il est dorénavant établi que sur presque tous les modèles, les émissions effectives de CO2 correspondent aux valeurs indiquées », selon un communiqué du groupe. « Les soupçons de manipulation illégale des données sur la consommation (…) ne se sont pas vérifiés », ajoute Volkswagen.

800.000 véhicules concernés

Embourbé dans un vaste scandale pour avoir truqué le moteur de onze millions de voitures pour fausser les tests anti-pollution, Volkswagen avait avoué début novembre qu’une enquête interne avait mis en lumière que des voitures prétendaient dans leurs caractéristiques techniques avoir un niveau d’émissions de dioxyde de carbone CO2 plus flatteur que la réalité.

A l’époque, le constructeur avait précisé que cela pouvait concerner quelque 800.000 véhicules, y compris des voitures essence, et qu’il lui en coûterait de l’ordre de deux milliards d’euros. Ces charges n’ont désormais plus lieu d’être, indique Volkswagen.

>> A lire aussi: Que va-t-il se passer pour les propriétaires des véhicules truqués?

Les derniers contrôles réalisés ont quand même trouvé « de légères déviations de mesure sur seulement neuf modèles de la marque Volkswagen », représentant un petit 0,5 % de la production annuelle de celle-ci, poursuit le groupe dans son communiqué.

Réexamen

Ces modèles vont être réexaminés par un service technique indépendant pour vérifier s’ils présentent ou pas une variation « de quelques grammes de CO2 en moyenne » (émis par kilomètre) par rapport à ce qui est inscrit dans leurs fiches techniques.

>> A lire aussi: Volkswagen lance un site pour identifier les propriétaires concernés

Les marques Audi, Skoda et Seat vont aussi faire avoir recours à une procédure similaire sur les véhicules initialement soupçonnés.

Le titre grimpe en bourse

Le dégonflement de cette tricherie au CO2, dévoilé d’abord dans la matinée par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, poussait l’action Volkswagen au sommet de la Bourse de Francfort. A 11h25, le titre grimpait de 4,47 % à 129,60 euros, largement en tête de l’indice Dax.

Le nouveau directeur de Volkswagen, Matthias Müller, et Hans-Dieter Pötsche, le président du conseil de surveillance également récemment nommé, ont prévu de tenir une conférence de presse jeudi à Wolfsburg (nord), qui abrite le siège du constructeur automobile, pour faire un point sur le scandale dit « des moteurs truqués ».