Transport maritime: CMA CGM veut racheter Neptune Orient Lines

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CMA CGM, un des leaders mondiaux du transport maritime par conteneurs, veut s'offrir la société singapourienne Neptune Orient Lines (NOL)
CMA CGM, un des leaders mondiaux du transport maritime par conteneurs, veut s'offrir la société singapourienne Neptune Orient Lines (NOL) — CHARLY TRIBALLEAU AFP

Le groupe français CMA CGM, un des leaders mondiaux du transport maritime par conteneurs, a fait lundi une offre de rachat de la société singapourienne Neptune Orient Lines (NOL) afin de consolider sa position dans le secteur.

Annoncée dans un document à la Bourse de Singapour où est cotée NOL, l'offre évalue la société singapourienne de transport maritime à environ 3,4 milliards de dollars de Singapour (2,4 milliards de dollars ou 2,2 milliards d'euros), selon le nombre total des actions de la compagnie.

Cette offre est cependant soumise à des conditions préalables, principalement l'approbation des autorités de la concurrence, dans un délai d'un an à compter de l'annonce lundi, selon le document.

«Nous soutenons cette transaction dans la mesure où elle offre à NOL une opportunité de rejoindre un acteur majeur avec une large présence mondiale et un bilan opérationnel solide», a déclaré Tan Chong Lee, directeur de la gestion de portefeuille au fonds souverain singapourien Temasek Holdings.

CMA CGM, basée à Marseille (sud-est de la France), était en négociations exclusives avec l'actionnaire majoritaire de NOL, à savoir la société Lentor Investments, elle-même filiale à 100% de Temasek Holdings.

La combinaison des deux sociétés «va créer une entreprise de transport maritime de premier plan» dans le monde entier, a ajouté Tan.

Numéro trois mondial du transport maritime par conteneurs, CMA CGM a indiqué de son côté que cette acquisition lui permettrait de «consolider sa position parmi les leaders mondiaux dans l'industrie du transport maritime», avec une part de marché de 11,5%, une flotte de 563 bateaux et un chiffre d'affaires combiné de quelque 22 milliards de dollars.

La société française avait tenté de nouer une alliance opérationnelle avec le danois Maersk Line et l'italo-suisse MSC mais ce projet avait échoué en 2014.