Les Français pour le travail du dimanche ... pour les autres

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Huit Français sur dix se disent inquiets de la pérennité de la Sécurité sociale
Huit Français sur dix se disent inquiets de la pérennité de la Sécurité sociale — Jean-Philippe Ksiazek AFP

Plus des deux tiers des Français sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, à condition que ce ne soit pas eux-mêmes qui travaillent, selon un sondage Odoxa à paraître dimanche dans le Parisien/Aujourd'hui en France.

68% des personnes interrogées se disent favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, 31% s'y disent opposés et 1% ne se prononcent pas.

Un précédent sondage réalisé en mai ne donnait que 63% de personnes favorables, 36% y étant alors opposées.

Si l'ouverture des magasins le dimanche est plébiscitée parmi les sympathisants de droite (78% de soutien), elle est aussi majoritairement approuvée par les sympathisants de gauche (59% de personnes favorables).

Pourtant, à titre personnel, les Français ne voudraient pas travailler régulièrement le dimanche: 53% y seraient opposés et 46% favorables (1% ne se prononcent pas).

92% associent ce jour au repos et 91% à la famille. Seuls 42% le décrivent comme «une journée de courses et de shopping» et 33% «une journée comme les autres».

Seuls 42% des sondés pensent que la loi sur le travail du dimanche constitue une régression sociale, alors que 57% la perçoivent comme une avancée (1% ne se prononcent pas).

Pourtant, les Français lui voient des inconvénients: 76% pensent que cette loi «renforce la société de consommation», 73% qu'elle «banalise le dimanche», 61% qu'elle exerce «une nouvelle pression sur les salariés» et 60% qu'elle est «dangereuse pour les petits commerces».

Cependant, c'est «une bonne loi» pour 56% des personnes interrogées, elle «met fin à une exception française» pour 66% et autant pensent qu'elle est «importante pour notre économie».

Interrogés sur l'impact de cette loi sur l'emploi, 36% estiment qu'elle va «créer des emplois», 10% qu'elle va «détruire des emplois» et la majorité (54%) optent pour «ni l'un ni l'autre».

Sondage réalisé par internet les 12 et 13 novembre auprès d'un échantillon de 1.002 personnes (méthode des quotas).