Le chausseur de François Hollande fait condamner Dr. Martens

COMMERCE La cour d'appel de Paris a condamné Dr. Martens pour contrefaçon et concurrence déloyale au préjudice du chausseur français Weston...

C.B.

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Sur la page d'accueil de Dr. Martens s'affiche la condamnation
Sur la page d'accueil de Dr. Martens s'affiche la condamnation — Capture d'écran

La condamnation s’affiche sur la page d’accueil du site de Dr. Martens. Elle y restera un mois, comme l’a exigé la cour d’appel de Paris. Ce n’est pas tout : la célèbre marque anglaise de chaussures a surtout été condamnée à reverser 45.000 euros à Weston, un autre chausseur, français celui-ci.

Sur la page d’accueil de Dr. Martens s’affiche la condamnation - Capture d’écran

 

Moins connue du grand public, cette marque de luxe made in France – ses modèles sont fabriqués à Limoges (Haute-Vienne) – compte parmi ses clients de nombreuses personnalités. Elle chausse notamment François Hollande, comme elle chaussait jadis VGE, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

Pourquoi cette société française a-t-elle attaqué en justice Dr. Martens ? L’histoire commence en 2010, quand Dr. Martens décide d’appeler l’un de ses modèles « Weston ». La société française prend contact avec la marque anglaise pour lui demander de retirer cette appellation… Ce qu’elle refuse.

« Weston a alors dû aller en justice. Les entreprises comme elles doivent défendre leur nom, leur savoir-faire et les consommateurs pour qui un risque de confusion existe », a détaillé au Populaire Delphine Sarfati, de l’Union des fabricants (Unifab), qui a révélé l’affaire.

Dr. Martens veut aller plus loin

Le mois dernier, après cinq années de procédure, la cour d’appel de Paris a donc tranché en faveur de Weston. Dans un arrêt, elle condamne la société Dr. Martens pour contrefaçon et concurrence déloyale et lui ordonne de reverser à Weston les sommes de 20.000 euros pour la contrefaçon de la marque, 15.000 pour la concurrence déloyale et 10.000 euros pour les frais de procédure.

Si la société anglaise a accepté, comme l’exigeait la cour, de publier la condamnation sur son site Internet, elle a dans le même temps indiqué se pourvoir en cassation.