Attractivité: légère amélioration de la cote de la France auprès des entreprises américaines

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Les immeubles du quartier d'affaires parisien de La Défense le 24 avril 2015
Les immeubles du quartier d'affaires parisien de La Défense le 24 avril 2015 — MIGUEL MEDINA AFP

L'attractivité de la France vis-à-vis des entreprises américaines implantées dans le pays s'est améliorée en 2015, mais reste tout de même à un niveau très bas, sauf dans le domaine du numérique, selon une étude publiée mercredi.

«Seulement 18% de répondants estiment que la perception de la France par leur maison mère est positive», soit 6 points de plus que l'an dernier, indique cette enquête réalisée par la Chambre de commerce américaine en France et le cabinet de conseil américain Bain & Company.

Cette étude a été menée en septembre et octobre, donc avant les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et 350 blessés à Paris et Saint-Denis.

Par ailleurs, la proportion d'opinions positives est nettement inférieure aux 56% enregistrés en 2011, observent les deux organisations.

Lorsqu'on demande à ces dirigeants à quel point ils recommanderaient la France à une entreprise américaine cherchant à s'implanter à l'étranger, le chiffre est encore moins bon: l'écart entre ceux qui conseilleraient de le faire et ceux qui le déconseilleraient est de -62%. Il était toutefois de -74% en 2014.

Les investisseurs américains sont tout de même un peu plus optimistes sur l'évolution du contexte économique dans leur secteur d'activité sur les années à venir, 27% d'entre eux estimant qu'elle sera positive (contre 24% en 2014) et 49% qu'elle sera stable (contre 39% en 2014).

Sur les mesures du gouvernement français, la moitié des répondants juge «bénéfique l'impact du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et des mesures du Pacte de responsabilité et de solidarité, alors que 44% les trouvent sans impact sur les marges de leurs entreprises».

Les mesures de simplification sont jugées favorables par 56% de répondants, et la loi Macron l'est par 62% des dirigeants interrogés. Mais 68% d'entre eux jugent que la loi sur le dialogue social et l'emploi n'a pas d'effet sur l'attractivité de la France.

L'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont jugés plus attractifs que la France, selon l'étude.

En revanche, la France est plébiscitée par les investisseurs américains en ce qui concerne «la transformation numérique des entreprises»: 85% d'entre eux jugent que c'est un territoire attractif dans ce domaine.

Pour qu'elle soit encore plus compétitive pour attirer les activités liées au numérique, les entreprises américaines estiment que la France doit investir dans une «structure de coût favorable», «l'environnement fiscal et juridique (propriété intellectuelle, protection des données) et dans l'environnement réglementaire» (pour la cohérence notamment avec les orientations européennes).