Attentats: Valls veut «rassurer» les touristes, évoque des aides pour les hôteliers

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Le Premier ministre Manuel Valls (c) et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (g) lors d'une réunion avec des représentants de l'hôtellerie-restauration, des transports et des voyagistes à Paris, le 23 novembre 2015
Le Premier ministre Manuel Valls (c) et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (g) lors d'une réunion avec des représentants de l'hôtellerie-restauration, des transports et des voyagistes à Paris, le 23 novembre 2015 — JACQUES DEMARTHON AFP

Manuel Valls a voulu lundi «rassurer sur leur sécurité» les touristes désireux de se rendre en France, dix jours après les attentats qui ont fait 130 morts, et a également évoqué des aides financières pour les hôteliers.

«Notre premier message est de rassurer sur la sécurité des touristes qui visitent la France», a déclaré le Premier ministre à l'issue d'une réunion avec des représentants de l'hôtellerie-restauration, des transports et des voyagistes.

Il a souligné que les mesures de sécurité, «particulièrement ces derniers jours», ont été «renforcées».

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et le secrétaire d'Etat au Tourisme Matthias Fekl participaient également à cette réunion au quai d'Orsay.

«Il y a eu la semaine dernière des reports et des annulations de réservations en France», a indiqué Manuel Valls devant la presse, sans toutefois donner de chiffres.

Il a reconnu que le «message à faire passer était mi-responsable, mi-alarmiste», et que «la plus grande lucidité s'imposait».

«Il faut dire la vérité, il n'y a pas de risque zéro, nulle part», a renchéri à l'AFP Matthias Fekl, soulignant qu'«il est encore trop tôt pour un diagnostic» sur l'impact économique pour le tourisme.

M. Valls a rajouté que «si tout porte à croire que l'impact sur le tourisme peut être plus durable» qu'après les attentats de janvier, «à ce stade» - étant donné que la fin d'année est propice à la consommation - il faut attendre «que des chiffres précis soient donnés par les professionnels».

Alors que le gouvernement a déjà annoncé ces derniers jours des mesures de soutien au secteur culturel, Manuel Valls a indiqué lundi avoir «proposé aux hôteliers des mesures d'accompagnement financier, en lien avec Bpifrance» (la banque publique d'investissement), sans plus de précisions.

La France «reste la première destination touristique au monde et elle conserve ses valeurs d'accueil», a-t-il insisté, en affirmant que la France restait «le plus beau pays du monde».

«Il était important que M. Valls en personne passe ce message pour rassurer les marchés, pour que les Français continuent de voyager en France et que les étrangers viennent en France», a réagi à l'AFP le président du Syndicat des tour-opérateurs (Seto), René-Marc Chikli.

Il a indiqué que pour les tour-opérateurs français, «l'impact n'était pas si fort que ça, il y a moins de réservations mais pas d'annulations», a-t-il affirmé.

«Pour l'instant, rien de concret n'a été annoncé mais les demandes sont prises au sérieux. Nous demandons pour les hôteliers et restaurateurs à avoir rapidement un échéancier pour faire face aux charges et taxes», a expliqué à l'AFP Franck Trouet, directeur général du GNI-Synhorcat.

A Paris, «le Revenu par chambre disponible (RevPAR) (indicateur clé du secteur, NDLR) a chuté de 15 points dans les hôtels 4 étoiles et de 25 points dans les hôtels 3 étoiles», donne comme première tendance Franck Trouet.

La France table sur une affluence supérieure à 85 millions de touristes étrangers en 2015, et ambitionne d'en accueillir 100 millions en 2020.