Attentats: Gattaz appelle à «ne pas laisser partir à vau-l'eau les dépenses publiques»

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Le président du Medef Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle au siège de l'organisation patronale à Paris le 17 novembre 2015
Le président du Medef Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle au siège de l'organisation patronale à Paris le 17 novembre 2015 — AFP

Le président du Medef Pierre Gattaz a estimé mardi qu'il ne fallait «pas laisser partir à vau-l'eau les dépenses publiques», alors que l'exécutif a averti que les engagements européens de Paris seraient dépassés en raison des dépenses engagées pour renforcer la sécurité en France.

«Il est sans doute nécessaire de renforcer les mesures de sécurité et de prévention», a déclaré M. Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle.

«Mais il faut absolument continuer l'optimisation de la sphère publique. On ne peut pas laisser partir à vau-l'eau les dépenses publiques», a-t-il ajouté.

«Il faut faire des économies par ailleurs, faire mieux avec moins», a-t-il insisté.

«Il faut être vigilant sinon on va de nouveau asphyxier l'économie française, je dis attention», a encore déclaré le numéro un du Medef, qui s'est dit «pas à l'aise» avec les propos de François Hollande qui a dit lundi que «le pacte de sécurité (l'emportait) sur le pacte de stabilité» budgétaire.

M. Gattaz a appelé à «ne pas perdre de vue» l'objectif de baisser les dépenses publiques de 57% du produit intérieur brut à 50% d'ici à 2020.

Il a estimé que la France était dans une «situation critique de guerre» qu'il fallait gérer mais qu'il ne fallait pas «lâcher la proie pour l'ombre».

Manuel Valls a confirmé mardi que les engagements budgétaires de la France, qui prévoyaient un retour à moins de 3% de déficit public en 2017, seraient «forcément dépassés», ce que l'Union européenne doit «comprendre», promettant des moyens inédits pour les services de police, de gendarmerie et de renseignement.