Avec «Noé», Emmanuel Macron veut encourager les microentrepreneurs

ECONOMIE Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron présente lundi les grandes lignes de son projet «Noé», acronyme de «nouvelles opportunités économiques»...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le 6 novembre 2015 à Rennes.
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le 6 novembre 2015 à Rennes. — MATHIEU PATTIER/SIPA

Libérer la croissance et créer des emplois grâce aux nouvelles technologies. C’est le mantra du ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui présente lundi les grandes lignes de la stratégie « Noé », acronyme de « nouvelles opportunités économiques ». Derrière le slogan, le ministre espère « préparer la révolution numérique et les nouvelles technologies pour en faire une opportunité ». Car, explique-t-il, « ne pas anticiper ces mutations, c’est se condamner à les subir. »

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Les propositions présentées lundi iront nourrir un projet de loi rédigé pour la fin de l’année, avant un examen au Parlement en 2016. Le texte vise à ce que « l’ubérisation » de certains secteurs, à savoir l’arrivée d’entreprises qui utilisent les nouvelles technologies et bousculent les organisations traditionnelles, crée plus d’emplois que de désordre.

Modifier les règles du travail indépendant

Parmi les chantiers de « Noé », le ministre souhaite modifier les régimes juridiques du travail indépendant. Le ministre a loué vendredi les microentreprises individuelles qui représentent un formidable « ressort de croissance d’activité », a-t-il expliqué à des jeunes financés par l’association pour le droit à l’initiative économique (Adie).

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Pour Emmanuel Macron, la réussite de ces petites entreprises passe par « des dispositifs simples » et « un mécanisme d’accompagnement » comme l’Adie et « du microcrédit ». Souhaitant lever les « rigidités » et les « contraintes parfois ubuesques » pesant aujourd’hui sur les porteurs de projets, Emmanuel Macron a promis la modification d’« un décret important » pour l’activité de l’association de financement Adie.

Le texte augmentera « les plafonds de prêts de 10.000 euros pendant cinq ans à 12.000 euros pendant sept ans pour une personne morale, et de 3.000 à 5.000 euros pour une personne physique », a-t-il ainsi annoncé. Quant à l’appétit d’Emmanuel Macron pour les entreprises vivant grâce aux nouvelles technologiques, il semble insatiable. Lundi après-midi, le ministre se rendra aux sièges parisiens de Deezer et LeBoncoin, des entreprises phares du Web et des applications mobiles.