Dix patrons français parmi les vingt mieux payés d’Europe

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Le troisième constructeur automobile japonais, Nissan Motor, a annoncé mardi un bénéfice net en baisse de 16,2% sur un an au premier trimestre 2007-2008 à 92,3 milliards de yens (566 millions d'euros), évoquant les prix élevés des matières premères et des impôts plus lourds.
Le troisième constructeur automobile japonais, Nissan Motor, a annoncé mardi un bénéfice net en baisse de 16,2% sur un an au premier trimestre 2007-2008 à 92,3 milliards de yens (566 millions d'euros), évoquant les prix élevés des matières premères et des impôts plus lourds. — Toru Yamanaka AFP/Archives

Les entreprises françaises payent bien leurs patrons. Très bien, même. Selon le magazine «Fortune», dix Français figurent parmi le top 20 des PDG les mieux payés d’Europe. Et parmi eux, deux occupent les premières marches du podium. Le patron de Renault, Carlos Ghosn, détient le record avec 45,5 millions de dollars. Soit plus du double que le numéro deux du classement, Jean-Paul Agon, de L’Oreal, qui vaut bien ses 19,30 millions de dollars. Le classement prend en compte le salaire fixe, le bonus, les options et les autres avantages.

Alors qu’ils étaient en retard par rapport à leurs homologues européens, les patrons français ont rattrapé leur retard dans les années 2000, explique «Les Echos». Et ont soutenu l’inflation des salaires des PDG en 2005 et 2006. Les vingt patrons les mieux payés ont en effet vu leur rémunération augmenter de 59%. Bien plus que l’inflation.

«Moraliser la vie économique»

Ce boom est en grosse partie due à un seul homme: Carlos Ghosn. Le patron de Renault et Nissan a bénéficié d’une très forte augmentation de ses stocks option. Mais «Forbes» met en garde les Français: il y a peu de chance qu’ils soient encore présents dans les prochains classements. La faute à… leur sens de la mesure. S’ils suivent l’exemple d’Henri de Castries (7ème), d’AXA, qui a renoncé à ses stocks option, ils dégringoleront.

Mais aussi la faute à Nicolas Sarkozy. Si le président français met en place de nouvelles mesures pour «moraliser la vie économique», les patrons ne pourront plus profiter de si confortables parachutes dorés et d’autant de stock option.