Tournée américaine pour Strauss-Khan

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Le Français Dominique Strauss-Kahn, candidat de l'Union européenne à la direction générale du Fonds monétaire international, est pour l'instant le seul à avoir postulé à la succession de Rodrigo Rato, a indiqué jeudi l'institution multilatérale.
Le Français Dominique Strauss-Kahn, candidat de l'Union européenne à la direction générale du Fonds monétaire international, est pour l'instant le seul à avoir postulé à la succession de Rodrigo Rato, a indiqué jeudi l'institution multilatérale. — Jean Ayissi AFP/Archives

«Strauss-Khan est un candidat solide». Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a reçu jeudi le Français qui mène campagne dans les capitales pour prendre la direction du Fonds monétaire international. Henry Paulson en a profité pour faire part des priorités américaines en matière d’économie internationale.

Surveiller le yuan

Le secrétaire d’Etat américain au Trésor veut que le FMI surveille «de façon vigoureuse» la politique de taux de change. Washington s'inquiète des déséquilibres monétaires entre le dollar et le yuan chinois et accuse Pékin de maintenir sa monnaie artificiellement sous-évaluée, ce qui favorise les exportations chinoises aux dépens de l’emploi américain.

Autre point abordé, la réforme de l’institution internationale. Henry Paulson a insisté pour que le FMI rééquilibre son organisation pour donner plus de poids aux pays en voie de développement, les principaux bénéficiaires de ses politiques.

Partage des pouvoirs contesté

Dominique Strauss-Khan devrait rencontrer d’autres responsables américains dans la journée de vendredi. Il reste le seul candidat pour l'instant à avoir postulé à la direction du FMI qui échoie traditionnellement à un Européen, les Américains se réservant la Banque mondiale. Un partage des pouvoirs contesté par les pays émergents (Chine, Inde, Afrique du Sud, Mexique, Brésil), qui veulent prendre eux-mêmes la tête de l’institution.

L’ex-ministre socialiste de l’Economie devrait continuer sa tournée de campagne dans les capitales des pays du Sud. En perspective, des séjours un peu plus difficiles, sûrement, que son étape américaine.