Nouvelle séance de hausse à la Bourse de Paris

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Le Palais Brongniart, le 22 août 2014 à Paris
Le Palais Brongniart, le 22 août 2014 à Paris — Fred Dufour AFP

La Bourse de Paris a signé sa cinquième séance de hausse d'affilée (+0,64%), avec même une brève incursion au-dessus de 5.000 points pour la première fois depuis les fortes turbulences du mois d'août.

L'indice CAC 40 a pris 31,75 points à 4.980,04 points, dans un volume d'échanges étoffé de 4,5 milliards d'euros. La veille, il avait progressé de 0,25%.

Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a gagné 0,39% et celle de Londres a reculé de 0,75%. Par ailleurs l'Eurostoxx a pris 0,24%.

Après des débuts hésitants, la cote parisienne a retrouvé son élan et poursuivi l'ascension observée depuis vendredi.

«La place parisienne a testé les 5.000 points qui est un niveau de résistance davantage psychologique que réel, avant de se dégonfler un peu, mais le courant acheteur reste dominant», a résumé Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.

«Le flux est toujours favorable en Europe, en particulier grâce à la baisse de l'euro qui reste positive pour l'économie européenne», a-t-il ajouté.

Selon lui, «le marché semble de plus en plus prêt à accueillir une hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine», qui jouerait plus en faveur d'une baisse de l'euro et qui signifierait «que l'économie américaine est suffisamment solide» pour la digérer.

Le discours de la présidente de la Fed, Janet Yellen, qui a jugé mercredi qu'un relèvement des taux en décembre était possible si l'économie américaine continuait à s'améliorer a du coup été digéré sans difficulté en Europe.

Dans ce contexte, la publication vendredi du rapport mensuel sur l'emploi américain, «grand rendez-vous de la semaine» n'en sera que plus attendu, pour savoir si une «hausse en décembre est crédible ou non», a analysé M. Murail.

Les indicateurs américains du jour ont révélé une hausse surprise de la productivité au 3e trimestre et une hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage supérieure aux attentes.

La place parisienne a également fait face à une importante vague de résultats pour le 3e trimestre aux effets contrastés sur le CAC 40.

«L'interprétation des résultats par le marché a été très différente d'un groupe à l'autre» même s'ils étaient du même secteur, a souligné M. Murail.

Le secteur financier a ainsi connu de grands écarts entre Société Générale (+3,97% à 44,15 euros) et Natixis (+5,16% à 5,79 euros) en forte progression alors que Crédit Agricole a reculé pour sa part de 8,28% à 10,80 euros.

Alstom a reculé de 5,84% à 29,18 euros après avoir enregistré une perte nette de 57 millions d'euros au premier semestre.

A l'inverse, Veolia Environnement a gagné 6,54% à 22,57 euros après confirmation de ses objectifs pour 2015 et des résultats en nette progression sur les neuf premiers mois de l'année.

CGG a chuté de 14,07% à 3,45 euros, pénalisé par l'annonce de la suppression de 930 emplois supplémentaires dans le monde et une nouvelle réduction de sa flotte après une perte nettement creusée au troisième trimestre.

EDF (-7,86% à 16,05 euros) a été fortement pénalisé par un abaissement de recommandation par Goldman Sachs, en dépit d'une confirmation de ses objectifs pour 2015 et au-delà et après une hausse de son chiffre d'affaires sur neuf mois.

Bureau Veritas a lâché 7,19% à 19,35 euros après avoir abaissé ses prévisions de croissance organique.

Legrand a progressé de 4,14% à 52,55 euros, après avoir confirmé et précisé ses objectifs pour l'année dans la foulée d'une hausse de 4,9% de son bénéfice net au cours des neuf premiers mois.

Euronext s'est adjugé 8,47% à 42,50 euros après une publication meilleure qu'attendu au troisième trimestre.

Cac 40 (Euronext)