Des agents de maintenance SNCF font irruption au siège pour négocier

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Logo de la SNCF lors du salon européen de la mobilité le 10 juin 2014
Logo de la SNCF lors du salon européen de la mobilité le 10 juin 2014 — Eric Piermont AFP

Plusieurs dizaines d'agents de maintenance de la SNCF ont fait irruption mardi au siège du groupe ferroviaire à Saint-Denis, où une délégation a négocié pendant plusieurs heures avec la direction, a-t-on appris de sources concordantes.

Cette manifestation n'a pas empêché la tenue d'un comité central d'entreprise (CCE) qui a été délocalisé, ont indiqué à l'AFP le syndicat SUD-rail et la direction.

Des agents de maintenance du Technicentre de Saint-Lazare, basé à Clichy (Hauts-de-Seine) «sont arrivés en masse au siège sans rendez-vous en fin de matinée» et ont demandé à être reçus par la direction pour évoquer leurs conditions de travail alors que leur établissement est en «restructuration», a précisé Christophe Piednoël, directeur de l'information du groupe SNCF.

La direction a fait appel à la gendarmerie mobile.

«C'est une mesure de précaution habituelle pour permettre aux collaborateurs d'aller et venir», a fait valoir M. Piednoël, évoquant la volonté de la direction de «pacifier les choses».

Il a ajouté qu'«aucun acte de violence n'était à déplorer» et que la négociation «se déroule calmement».

Le 5 octobre, un CCE d'Air France avait dégénéré en violences et les images du DRH Xavier Broseta, la chemise déchirée, avaient fait le tour du monde.

David Michel, délégué SUD-rail, a dénoncé la présence de gardes mobiles «à la sortie de la salle». «C'est affligeant (...) la direction de la SNCF a tellement peur des cheminots qu'elle se barricade», a-t-il dit, ajoutant que «l'objectif n'était pas de tout casser».

Vers 16H45, après trois heures de discussion et «un rendez-vous pris jeudi avec la direction nationale», «les cheminots sont sortis de la salle dans le calme et ont été escortés par les gendarmes mobiles jusqu'au RER», a-t-il relaté. M. Piednoël a confirmé que les agents ont quitté «le siège dans le calme».

«La direction n'a pas aujourd'hui déjugé le directeur d'établissement dont le management pose problème mais nous avons rendez-vous jeudi et espérons que la direction a enfin compris et mesuré la souffrance dans ce technicentre», a ajouté M. Michel.

Les revendications de ces agents portent sur les effectifs et les conditions de travail. Selon SUD, «des grèves ponctuelles et régulières contre les sous-effectifs» ont eu lieu depuis le début de l'année.