Le voyagiste Fram confirme un projet de cession à Karavel

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Le logo du voyagiste FRAM, le 22 octobre 2015, à l'aéroport de Toulouse-Blagnac
Le logo du voyagiste FRAM, le 22 octobre 2015, à l'aéroport de Toulouse-Blagnac — Eric Cabanis AFP

Le voyagiste français Fram, qui emploie 670 salariés, a confirmé mardi travailler sur une cession de l'entreprise au groupe de vente de voyages en ligne Karavel-Promovacances, avec le souhait de sauvegarder «la très grande majorité des emplois».

«La direction générale de Fram travaille à une procédure de cession avec le management de Karavel et son actionnaire LBO France», précise dans un communiqué la société en difficulté, qui avait annoncé la veille qu'elle déposerait son bilan jeudi, pour faciliter une éventuelle reprise.

Depuis une semaine et le retrait de l'offre du conglomérat chinois HNA, la seule offre sur la table était celle de Karavel-Promovacances mais la direction n'avait jamais confirmé officiellement qu'elle travaillait à un projet en ce sens.

Selon la direction, la cession permettrait «l'adossement de Fram à un opérateur industriel expérimenté capable d'assurer la poursuite de l'activité, la sauvegarde de la très grande majorité des emplois ainsi que la préservation des intérêts des clients, des fournisseurs et des différents acteurs de la profession».

Fram précise que ce projet devra être soumis au tribunal de commerce de Toulouse, auprès de qui l'entreprise doit déposer le bilan jeudi.

Un comité d'entreprise extraordinaire (CEE) est convoqué le même jour pour faire un point de situation du groupe avec les représentants du personnel.

Créé en 1949, fort d'une cinquantaine d'agences en propre, Fram, acronyme de Fer-Route-Air-Mer, reste un des plus gros voyagistes nationaux. Il a transporté plus de 50.000 personnes cet été.

Très implanté dans le bassin méditerranéen, le tour-opérateur toulousain a subi de plein fouet les conséquences du printemps arabe et tente depuis de se redresser. Selon le quotidien régional La Dépêche du Midi, sa trésorerie serait exsangue et il aurait un besoin immédiat de 20 millions d'euros.

Son racheteur potentiel, Karavel, a été créé en 2000 et est détenu à 75% par le fonds LBO France depuis mai 2011. Spécialisé dans la vente de séjours sur internet, il avait racheté en 2001 Promovacances, qui est désormais sa marque phare.

Il n'a pour l'instant pas dévoilé son projet de reprise de Fram, sa stratégie tout comme le montant qu'il souhaite y consacrer restant inconnus.