Chômage: L'Unedic s'attend à une baisse en 2016

SOCIAL Ce serait une première depuis 2007...

20 Minutes avec AFP

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Illustration Pôle emploi. Alexis DUCLOS/SIPA
Illustration Pôle emploi. Alexis DUCLOS/SIPA — SIPA

La courbe du chômage va s'inverser. C'est ce que prévoit l'Unédic, qui gère l'assurance chômage. L'organisme s'attend d'abord à une stabilisation du chômage d'ici à la fin de l'année en métropole, avant une baisse en 2016, la première depuis 2007, selon ses prévisions financières publiées mardi.

Selon l'organisme paritaire, Pôle emploi devrait recenser, d'ici à la fin de l'année, 8.900 demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) de moins sur ses listes, soit une quasi «stabilisation». Le chômage a atteint un record fin août, avec 3,57 millions de chômeurs en métropole.

Un taux de chômage de 9,7% fin 2016

Sur l'ensemble de l'année, le nombre de chômeurs augmenterait de 62.000 personnes, après 189.000 supplémentaires en 2014. L'horizon s'éclaircirait en 2016, avec 51.000 chômeurs en moins. Il s'agirait de la première année de baisse depuis 2007, juste avant la crise financière mondiale.

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) suivrait les mêmes tendances. Il devrait rester stable à 10% de la population active d'ici à la fin de l'année, puis baisser à 9,7% fin 2016.

Selon l'Unédic, l'économie créerait des emplois au deuxième semestre «sous les effets conjoints de l'amélioration de la croissance, du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et du pacte de responsabilité». En 2016, les créations «seraient de plus en plus nombreuses». L'Unédic se base sur une perspective de croissance de 1,2% en 2015 et de 1,5% en 2016.

Une embellie moins jolie que prévu

Si elles témoignent d'une amélioration sur le marché du travail, ses prévisions sont moins optimistes que les précédentes publiées à la mi-juin. L'Unédic tablait alors sur une hausse de 12.000 chômeurs en 2015, puis une baisse de 68.000 l'année suivante.

En outre, l'amélioration espérée serait nuancée par une hausse des demandeurs d'emploi travaillant à temps partiel ou enchaînant les contrats courts: +166.000 en 2015, +49.000 en 2016.

Dans le même temps, la dette du régime devrait continuer à se creuser, pour atteindre 25,8 milliards d'euros fin 2015 et 29,4 milliards fin 2016. Mais le déficit baisserait à 3,6 milliards d'euros en 2016, après un pic de 4,4 milliards en 2015. La régime est endetté depuis le début des années 2000, et n'a plus enregistré d'excédents depuis 2008.