Inondations à Cannes, le 4 octobre 2015.
Inondations à Cannes, le 4 octobre 2015. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

CONSOMMATION

Assurances: Vos tarifs vont-ils augmenter en 2016 ?

Le cabinet Fact & Figures spécialisé dans l'assurance publie ses prévisions pour l'année prochaine...

C’est une nouvelle plutôt rassurante pour les assurés. Les hausses tarifaires des assurances automobile et multirisques habitation (MRH) devraient être globalement très limitées en 2016, comme en 2015, selon le baromètre du cabinet Facts & Figures, spécialisé dans l’assurance, publié ce mercredi.

L’assurance auto stagne

Côté auto, les tarifs devraient augmenter de 0,5 % à 1 %, anticipe Fact & Figures. « La MAIF et la Matmut ont déjà annoncé qu’elles n’augmenteraient pas leurs tarifs, et les autres compagnies devraient elles aussi contenir leurs tarifs », souligne Cyrille Chartier-Kastler, président fondateur du cabinet. « Aujourd’hui, la profession ne peut plus se permettre d’augmenter davantage ses tarifs, sinon les clients résilient ou renégocient leur contrat, ce qui entraîne une baisse du chiffre d’affaires ».

Cette stagnation des prix pourrait être compensée par une révision à la baisse des garanties comprises dans les contrats. Il faudra donc veiller à bien prendre connaissance du détail des offres.

Si la tendance à la stagnation tarifaire s’installe depuis quelques semestres, il faut s’attendre d’ici 2025, 2030, à une profonde transformation du marché de l’assurance automobile avec l’arrivée de la voiture autonome. « Le marché de l’assurance auto pourrait disparaître », avance Cyrille Chartier-Kastler.

Le risque climatique et l’assurance habitation

« Depuis dix ans, les tarifs MRH ont augmenté », rappelle Cyrille Chartier-Kastler. En 2016, ils devraient plutôt stagner, avec des hausses comprises en moyenne entre 1 % et 2 %. Il y aura toutefois des extrêmes, avec des évolutions tarifaires nulles ou à +5 %. « Mais les assureurs qui augmentent leurs tarifs perdent des clients, donc les prix devraient stagner », indique Cyrille Chartier-Kastler.

Le risque habitation est fortement lié au climatique, comme l’ont récemment montré (à nouveau) les inondations dans le Sud-Est, précise Fact & Figures. « L’action de l’homme donne une importance accrue à ce facteur climatique : les zones habitées se densifient, on continue de construire des logements dans des zones inondables et de bétonner et goudronner le sol, ce qui empêche l’infiltration », observe le président de Fact & Figures. Conséquence logique, le risque climatique s’accroît.

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Les tarifs d’assurance devraient très peu augmenter en 2016 pour les biens moins exposés comme les propriétés, les immeubles et les appartements élevés (mais pas sous les toits). En revanche, la hausse pourrait atteindre 5 % ou davantage pour les bien plus exposés, tels que les locations, les maisons dans des zones inondables ou exposées au vent, les appartements au rez-de-chaussée.