Energie: Les Français encore largués sur l'ouverture à la concurrence

SONDAGE Les Français se plaignent de payer trop, sans savoir qu'ils pourraient faire jouer la concurrence...

N.Beu. avec AFP

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Paris le 28 mars 2011. Illustration hausse du prix du gaz et radiateur a gaz.
Paris le 28 mars 2011. Illustration hausse du prix du gaz et radiateur a gaz. — A. GELEBART / 20 MINUTES / SIPA

Les dépenses en énergie demeurent un sujet de préoccupation important pour les ménages français, qui restent globalement mal informés sur les possibilités de faire jouer la concurrence, selon le baromètre annuel Energie-Info du Médiateur national de l’énergie publié mardi.

Selon ce sondage, 62 % des foyers déclarent que les dépenses de gaz naturel et d’électricité représentent une part élevée dans leur budget, même si le taux de ménages qui ont eu des difficultés pour payer leurs factures a baissé à 9 % cette année (contre 11 à 15 % depuis 2012), grâce à un hiver doux et une baisse des prix des énergies fossiles.

La concurrence méconnue

84 % des personnes interrogées s’attendent à une hausse des prix à l’avenir et les deux tiers d’entre elles sont favorables à la mise en place du chèque énergie pour les consommateurs les plus précaires, utilisable pour toutes les énergies de chauffage. Ce chèque énergie, prévu par la loi sur la transition énergétique, doit venir remplacer à terme les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité.

Cette enquête montre également que huit ans après l’ouverture à la concurrence, 48 % des foyers ignorent encore qu’ils peuvent librement changer de fournisseur d’électricité. Les démarches restent mal connues et « la confusion perdure entre les deux fournisseurs historiques, GDF Suez (devenu Engie) et EDF » que seulement 28 % des consommateurs dissocient.

Les compteurs communicants divisent

Malgré ce manque d’information, 13 % des ménages déclarent avoir changé de fournisseur d’énergie cette année, principalement pour des « raisons économiques ». Ils n’étaient que 10 % en 2014. Dans ce contexte, les sollicitations commerciales restent très élevées sur le marché de l’énergie précise l’enquête.

Enfin, le sondage montre que deux Français sur cinq ont entendu parler des compteurs communicants, une nouvelle génération de compteurs qui permettra de mieux suivre sa consommation et d’offrir de nouveaux services aux abonnés, mais un tiers des ménages n’en voit pas l’utilité.

*L’enquête a été réalisée par téléphone par l’institut d’études Market Audit en septembre 2015 auprès d’un échantillon représentatif de 1.497 foyers français.