Aéroports de Paris: une cession de parts de l'Etat évoquée, Bercy dément

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Des passagers à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, près de Paris, le 21 avril 2010
Des passagers à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, près de Paris, le 21 avril 2010 — Fred Dufour AFP

L'Etat étudie, selon Bloomberg, la possibilité de se désengager partiellement du capital d'Aéroports de Paris (ADP) dont il est l'actionnaire majoritaire pour renflouer Areva mais cette éventualité a été écartée par le ministre des Finances Michel Sapin.

«La France étudie l'idée de ramener sa participation dans ADP sous les 50% pour renforcer la division réacteur d'Areva, en difficulté», ont indiqué sous couvert de l'anonymat des sources proches du dossier à Bloomberg.

Une de ces sources a précisé que Vinci et Predica «seraient intéressés par une augmentation de leur participation» au sein d'ADP.

Le groupe français de BTP Vinci et Predica, filiale du Crédit agricole Assurances, détiennent déjà respectivement 8% et 4,8% du capital.

Le reste du capital est réparti entre des investisseurs institutionnels (21,4%), le gestionnaire d'aéroports néerlandais Shiphol Group (8%), des actionnaires individuels (5,6%) et les salariés (1,6%). L'Etat est majoritaire avec 50,63%.

Mais le ministre des Finances, Michel Sapin, a écarté cette éventualité. «Ce n'est pas d'actualité», a-t-il répondu lundi à des journalistes en marge d'une visite d'entreprise.

ADP, interrogé par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Sur des besoins en financement estimés à quelque 7 milliards d'euros d'ici à 2017, Areva doit encore trouver environ 3,4 milliards, par le biais notamment d'une augmentation de capital par l'Etat français qu'il espère «significative».