Bolloré sur Canal+: «il fallait bouger», retour au cryptage à l'ancienne

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L'homme d'affaires français Vincent Bolloré sortant du siège du CSA à Paris le 24 septembre 2015 à Paris
L'homme d'affaires français Vincent Bolloré sortant du siège du CSA à Paris le 24 septembre 2015 à Paris — JACQUES DEMARTHON AFP

Vincent Bolloré, le nouveau patron de Canal+ a justifié jeudi les changements intervenus sur la chaîne cryptée en expliquant que la maison était «essoufflée» et qu'elle était donc obligée de «bouger», annonçant que la chaîne allait revenir au cryptage à l'ancienne.

«C'est une maison qui est aujourd'hui dans un modèle essoufflé, il fallait bouger» a déclaré sur RTL M. Bolloré qui s'est lancé dans une reprise en mains de la chaîne à la rentrée, limogeant la plupart des dirigeants.

Parmi les évolutions à venir, il a évoqué la réduction des émissions en clair. «Il faut évidemment comprendre que si tout est en clair, il n'y a aura plus d'abonnés» a-t-il dit, jugeant que six heures en clair le samedi et le dimanche «c'était sans doute un peu trop».

«Il faut que cette partie +claire+ soit une savante alchimie, une promesse culturelle de découverte, d'analyse un peu différente» a-t-il ajouté.

Vincent Bolloré a également indiqué que Canal+ allait revenir à son traditionnel cryptage sonore et visuel, qui avait été remplacé par un écran noir. Le brouillage, qui laisse entrapercevoir les programmes de la chaîne, doit «donner envie d'aller s'abonner à Canal».

«Il faut être capable d'aller sur le long terme» a-t-il souligné, écartant tout «plan B» et réitérant sa confiance à l'équipe du Grand Journal emmené par la journaliste Maïtena Biraben, dont les audiences sont en forte baisse depuis la rentrée. «On ne peut rien juger sur quatre semaines», a-t-il commenté.