Salaires: les entreprises françaises prévoient des augmentations de 1,9% en 2016

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Les entreprises françaises prévoient en moyenne des augmentations de salaires de 1,9% en 2016, une tendance comparable à leurs premières prévisions pour 2015
Les entreprises françaises prévoient en moyenne des augmentations de salaires de 1,9% en 2016, une tendance comparable à leurs premières prévisions pour 2015 — Mychele Daniau AFP

Les entreprises françaises prévoient en moyenne des augmentations de salaires de 1,9% en 2016, une tendance comparable à leurs premières prévisions pour 2015 (2%), selon une enquête du cabinet de conseil Altedia publiée jeudi.

Au final, en 2015, les augmentations globales réalisées ont atteint en moyenne 1,5%. En janvier, deux entreprises sur trois disaient disposer d'une enveloppe en baisse par rapport à 2014, précise l'enquête.

En baisse régulière depuis 2012, les budgets consacrés aux augmentations générales ont encore diminué en 2015. Ils sont passés à 0,6% pour les cadres (1,6% en 2012) et 0,7% pour les non-cadres (1,4% en 2012).

Le montant des enveloppes individuelles s'est aussi inscrit en légère baisse. Il s'est établi à 1,5% (contre 1,8% en 2014) pour les cadres, qui ont été 70% à en bénéficier, et 1,2% (contre 1,4%) pour les non-cadres (58% de bénéficiaires).

L'enquête montre que ce sont les établissements de crédit qui ont été les plus généreux en termes d'augmentation générale, l'industrie favorisant elle davantage les bonifications individuelles.

A profil et filière de métier équivalents, les salaires des femmes sont toujours inférieurs à ceux des hommes, selon l'enquête. La différence en leur défaveur est de 2% quand elles travaillent dans les catégories cadres supérieurs, techniciens/agents de maîtrise ou ouvriers/employés, et de 1% quand elles sont cadres.

Par région, à profil équivalent, c'est en Ile-de-France que les salaires sont les plus élevés (+1% pour les cadres, +3% pour les non-cadres par rapport au salaire médian en France).

Les sommes versées au titre de l'intéressement (dispositif de redistribution aux salariés facultatif), aussi bien que celles versées au titre de la participation (obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés) sont en hausse.

Les cadres ont reçu en moyenne 2.300 euros d'intéressement et 2.500 euros de participation, les non-cadres respectivement 1.200 euros et 1.800 euros.

Altedia a établi ses prévisions sur la base d'une enquête réalisée entre janvier et août auprès de 350 sociétés issues de six grands secteurs d'activité (industrie, agroalimentaire, banque, assurance et mutualité, services informatiques, crédit).