Chine: croissance ralentie à 6,8% en 2015 et 6,3% en 2016

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Le président chinois Xi Jinping arrive à la tribune de l'ONU à New York, le 26 septembre 2015
Le président chinois Xi Jinping arrive à la tribune de l'ONU à New York, le 26 septembre 2015 — Timothy A. Clary AFP

La Chine connaîtra une croissance de 6,8% pour l'ensemble de l'année 2015, un ralentissement qui s'accentuera en 2016 à 6,3%, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) rendues publiques mardi, qui n'écartent pas un risque d'«atterrissage brutal» de la deuxième économie mondiale.

Le pronostic de l'institution financière pour 2015 reste ainsi inchangé par rapport à ses prévisions précédentes publiées en avril et actualisées en juillet.

Il coïncide globalement avec l'objectif du gouvernement chinois d'une croissance «d'environ 7%» cette année.

Le ralentissement constant ces dernières années de la croissance chinoise est à l'origine de «répercussions au-delà de ses frontières plus importantes que prévues», notamment auprès des pays exportateurs de matières premières, tels l'Angola ou l'Australie, souligne le FMI.

A la faveur de ce ralentissement, les autorités chinoises entendent réorienter leur modèle économique vers une croissance plus modérée et tirée par la consommation et les services plus que par les grands projets d'infrastructure et les exportations de biens manufacturés à faible valeur ajoutée.

Cette «transition» économique engagée par le gouvernement chinois est loin d'être aisée car il lui faudra veiller à maintenir ses engagements à laisser au marché un «rôle décisif» tout en poursuivant «une politique de soutien modeste» pour éviter une chute accélérée de la croissance, souligne le FMI.

Une perspective que le FMI juge réalisable pour autant que «les excès antérieurs» dans les secteurs tels que l'immobilier soient évités.

Mais «des risques existent d'un ralentissement de croissance plus fort» encore, prévient l'institution.

Si un «atterrissage brutal» de l'économie chinoise venait à survenir, Pékin devrait recourir à des mesures de «soutien à l'investissement par le crédit et les finances publiques».

Le vent de panique estival sur les bourses chinoises ne devrait guère impacter les ménages, estime encore le FMI.