Standard and Poor's relève d'un cran la note du Portugal, à BB+

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Le chef du Parti socialiste, Antonio Costa (g) et le Premier ministre social-démocrate Pedro Passos Coelho se serrent la main avant un débat électoral à Lisbonne, le 17 septembre 2015
Le chef du Parti socialiste, Antonio Costa (g) et le Premier ministre social-démocrate Pedro Passos Coelho se serrent la main avant un débat électoral à Lisbonne, le 17 septembre 2015 — PATRICIA DE MELO MOREIRA AFP

A deux semaines des élections législatives, l'agence de notation Standard and Poor's (SP) a relevé vendredi d'un cran la note de la dette souveraine du Portugal, à BB+ contre BB précédemment, reflétant la «reprise économique solide» du pays.

«Nous nous attendons globalement à une continuité politique, quel que soit le résultat des élections législatives» prévues le 4 octobre, explique SP dans un communiqué, plaçant le pays à un cran de la catégorie des investissements de qualité.

«Le futur gouvernement appliquera des politiques qui continuent à soutenir la croissance économique et l’assainissement budgétaire», estime l'agence, qui a assorti sa note d'une perspective stable.

SP met en avant «la reprise économique solide du Portugal, soutenue par une amélioration progressive de la situation sur le marché du travail».

«La réduction du déficit budgétaire a aidé à freiner l'augmentation de la dette publique, qui reste toutefois très élevée, à environ 124% du PIB en 2015 selon nos estimations», poursuit le communiqué.

«L'endettement important des secteurs privé et public pourrait freiner la croissance», estime l'agence de notation qui l'évalue pour l'instant à 1,8% par an en moyenne entre 2015 et 2017.

«La reprise économique au Portugal, tirée d'abord par les exportations, est à présent aussi soutenue par la demande intérieure», relève encore SP.

L'agence évoque aussi un «fort consensus politique et l'absence de nouveaux partis populistes, qui pourraient menacer l'orientation traditionnellement pro-européenne des partis portugais».

Le Parti socialiste, premier parti d'opposition et principal rival de l'actuelle majorité de centre droit, propose de tourner la page de l'austérité sans remettre en cause les engagements du pays vis-à-vis de ses créanciers.