Le Medef veut pouvoir discuter de la durée du travail dans «chaque entreprise»

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Le président du Medef, Pierre Gattaz, à l'ouverture de la traditionnelle université d'été à Jouy-en-Josas (Yvelines) près de Paris, le 26 août 2015
Le président du Medef, Pierre Gattaz, à l'ouverture de la traditionnelle université d'été à Jouy-en-Josas (Yvelines) près de Paris, le 26 août 2015 — Eeric Piermont AFP

Le Medef s'est félicité mercredi de voir «l’ensemble des acteurs refuser le statu quo en matière de réforme du code du travail», mais il a souhaité que la réforme annoncée permette «de discuter de tout, y compris de la durée du travail dans chaque entreprise».

«Ambition, pragmatisme et simplicité doivent guider la réforme», a déclaré l'organisation patronale dans un communiqué, en affirmant que le code du travail «entrave aujourd'hui la croissance et l'emploi».

Le rapport de la mission Combrexelle «est un bon point de départ dont nous attendons une transcription effective et rapide sur l’ensemble de ses propositions. Il est important que la réforme annoncée permette aux entreprises, salariés et dirigeants, de discuter de tout, y compris de la durée du travail dans chaque entreprise», a ajouté le mouvement présidé par Pierre Gattaz.

Le Medef plaide pour une législation du travail à l'avenir «plus simple, plus stable, plus sécurisée et moins anxiogène» et rappelle «son attachement au dialogue social de terrain qui permet à chaque entreprise, avec ses équipes et ses dirigeants, de trouver les solutions les plus adaptées à leurs spécificités».

Le Premier ministre, Manuel Valls, a tracé mercredi les grandes lignes de la future réforme du droit du travail voulue avant l'été 2016, en affichant un principe: «plus de souplesse mais pas moins de protection». S'il se dit prêt à donner plus de place aux négociations d'entreprise, il a réaffirmé la nécessité d'un «socle commun» et exclu de relever le seuil de déclenchement des heures supplémentaires.