Amazon: Lancement de Flex, le service de livraison à la demande

E-COMMERCE La plateforme permet d'embaucher et de rémunérer à la tâche des livreurs occasionnels de colis...

20 Minutes avec agence

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Amazon, Audi et DHL on signé un partenariat pour livrer des colis dans le coffre du véhicule du client.
Amazon, Audi et DHL on signé un partenariat pour livrer des colis dans le coffre du véhicule du client. — AMAZON

Il devait s’appeler « On my Way », il a été baptiser « Flex ». Amazon vient de lancer un nouveau service de livraison à domicile. Un service calqué sur l’application Uber qui promet l’embauche d’employés occasionnels pour livrer ses colis et cela, dans un premier temps, aux Etats-Unis (plus précisément à Seattle et bientôt, à New York, à Baltimore, à Miami ou encore à Dallas et à Portland).

Se soumettre à un examen de leurs antécédents judiciaires

Par le biais de « Flex », sa nouvelle plate-forme mobile, Amazon propose donc à chacun de devenir livreur contractuel pour une rémunération à la tâche de 18 à 25 dollars de l’heure. « Devenez votre propre chef : livrez quand vous voulez, autant que vous voulez », promet le géant américain de la distribution.

Et pour être apprenti livreur, il suffit d’être âgés d’au moins 21 ans, d’avoir un permis de conduire, un véhicule, un smartphone Android… et se soumettre à un examen de leurs antécédents judiciaires. Reste alors à choisir le créneau horaire qui convient, soit deux, quatre ou huit heures de travail.

Une vaste tendance à l’uberisation du marché traditionnel du travail

Le projet « Flex » s’inscrit dans une vaste tendance à « l’uberisation » et à l’auto-entrepreneuriat qui vient concurrencer le marché traditionnel du travail aux Etats-Unis. Une tendance qui crée des emplois plus flexibles, mais précaires car ne garantissant aucun droit au chômage ou à une assurance invalidité.

Comme avec son projet de livraison par drone ou celui de livraison directe « dans le coffre du client », Amazon espère ici abaisser ses coûts de livraison qui frôlent les 9 milliards de dollars, mais aussi s’affranchir des sociétés de livraisons américaines (FeDex ou UPS), jugées trop chères.