Pékin doit poursuivre les réformes pour éviter un ralentissement de l'économie, prévient le FMI

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La Grèce a su dénicher des clauses dans les textes du FMI qui lui permettent de retarder le défaut de paiement
La Grèce a su dénicher des clauses dans les textes du FMI qui lui permettent de retarder le défaut de paiement — Brendan Smialowski AFP

Les autorités chinoises doivent poursuivre les réformes pour orienter leur économie vers un plus grand rôle des marchés afin d'éviter un ralentissement plus prononcé de la croissance, a prévenu vendredi le Fonds monétaire international.

Dans son rapport annuel sur l'économie chinoise, le FMI a confirmé ses prévisions de croissance pour la Chine, qui accusent un net ralentissement de l'expansion de la deuxième économie mondiale. Elle devrait ralentir à 6,8% cette année après 7,4% en 2014. En 2016, la croissance devrait glisser à 6,3%.

«L'économie chinoise est en train d'effectuer une transition vers une croissance plus sûre et durable. Cette transition est difficile mais les autorités veulent qu'elle réussisse», a indiqué Markus Rodlauer, chef de mission pour la Chine lors d'une conférence de presse téléphonique.

Mais «des progrès insuffisants pour faire face aux vulnérabilités et faire avancer l'agenda des réformes structurelles continuent de représenter le plus grand risque et pourraient provoquer à moyen terme une correction désordonnée et une période prolongée de croissance plus lente», a-t-il prévenu.

Concernant les dernières initiatives des autorités chinoises pour faire baisser le cours du renminbi, ce responsable a assuré que cela ne remettait pas en cause l'opinion du Fonds selon laquelle la monnaie chinoise «n'est plus sous-évaluée».

«Nous la considérons comme une initiative bienvenue car cela devrait permettre aux forces du marché d'avoir un plus grand rôle dans la détermination du taux de changes. L'impact exact dépendra de la façon dont le nouveau mécanisme sera appliqué à l'avenir», a cependant tempéré M. Rodlauer.

Selon lui, la Chine peut et doit viser à atteindre un système de changes complètement flexible «d'ici deux à trois ans».