Suez devrait perdre du poids avant son mariage avec GDF

ENERGIE Le groupe pourrait céder Distrigaz à EDF…

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Le projet de fusion Suez-GDF, déjà riche en rebondissements, a connu une nouvelle poussée de fièvre à la veille du Nouvel an après une rumeur d'OPA de l'homme d'affaires François Pinault ayant l'aval de Jacques Chirac, aussitôt démenties par l'Elysée.
Le projet de fusion Suez-GDF, déjà riche en rebondissements, a connu une nouvelle poussée de fièvre à la veille du Nouvel an après une rumeur d'OPA de l'homme d'affaires François Pinault ayant l'aval de Jacques Chirac, aussitôt démenties par l'Elysée. — John Thys AFP/Archives

Perdre du poids avant le mariage, c'est la nouvelle stratégie pour allier Suez à GDF. En effet, Suez est trop gros par rapport à GDF pour réaliser une fusion tout en conservant l'équilibre entre les deux groupes. D'après «les Echos», Suez pourrait donc vendre Distrigaz, sa filiale gazière belge, à EDF.

Ce mariage pourrait donc virer au ménage à trois, une solution privilégiée par l'Elysée et qui présente l'avantage d'éviter les foudres de la Commission européenne. Cette dernière voyait d'un mauvais œil le rapprochement de deux poids lourds européens du gaz qui, une fois fusionnés, domineraient trop fortement le marché en Belgique.

Problème, ce mariage vire à la consanguinité. «Les groupes français vont donner une fois de plus l'impression de s'arranger entre eux, et pour les Belges (directement concernés par le dossier, ndr), ça va commencer à faire beaucoup», explique un proche du dossier cité par «les Echos».

L'union dépend maintenant du président de la République, à qui revient la décision finale. Dimanche, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il présenterait une solution «rapidement»