La Bourse de Paris termine au plus haut depuis avril, grâce à Société Générale

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Gros plan sur la façade du Palais Brongniart, l'ex-Bourse de Paris, en 2013
Gros plan sur la façade du Palais Brongniart, l'ex-Bourse de Paris, en 2013 — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris a terminé en forte progression mercredi (+1,65%), au plus haut depuis avril, soutenue par Société Générale et les valeurs industrielles qui ont profité de nouvelles mesures de relance en Chine.

L'indice CAC 40 a pris 84,59 points à 5.196,73 points, dans un volume d'échanges nourri de 4,5 milliards d'euros. La veille, il avait perdu 0,16% et mis un terme à cinq séances de hausse consécutives.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a gagné 1,57% et Londres 0,98%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a pris 1,59%.

Le marché parisien a démarré la séance dans le vert et a accéléré la cadence au fil de la journée, alors que de son côté Wall Street tentait de rebondir.

«La hausse est significative malgré le fait qu'il n'y a pas de grande nouvelle», remarque Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée.

«Le CAC 40 vient de reprendre presque 300 points depuis fin juillet, sans grande justification si ce n'est des résultats d'entreprises globalement au-dessus des attentes», note-t-il.

Plus généralement, les marchés européens attirent les investisseurs alors même que les marchés américains marquent le pas et cherchent un nouveau souffle.

Au-delà de ces facteurs, la progression du jour s'explique principalement par le bond de Société Générale et la hausse des valeurs industrielles, secteur automobile en tête, selon M. Rozier.

Ces titres profitent «des nouvelles mesures qui ont été pris en Chine pour soutenir les marchés», indique-t-il.

Le pays a récemment limité le recours aux ventes à découvert qui permettent de parier sur la baisse des cours, tout en se préparant, selon Bloomberg, au lancement d'un vaste programme d'émissions obligataires publiques pour financer des projets d'infrastructures et relancer une économie toujours morose.

Dans le même temps, la baisse de l'euro face au dollar est «un facteur fondamental monétaire qui soutient fermement la tendance haussière des actions au sein de la zone euro», observe dans une note Vincent Ganne chez FXCM.

La monnaie européenne a reculé après la publication d'un entretien au Wall Street Journal du président de la Réserve fédérale d'Atlanta, Dennis Lockhart, plaidant pour une hausse des taux en septembre de la part de la banque centrale américaine.

Les indicateurs américains du jour ont par ailleurs été contrastés et «ne changent pas le scénario d'une possible hausse en septembre», estime M. Rozier.

L'activité dans les services a accéléré bien plus que prévu en juillet, selon l'indice ISM et le secteur privé a créé moins d'emplois que prévu le même mois, indique l'enquête ADP.

Le CAC 40 a pu en outre s'appuyer sur un indicateur favorable en zone euro. La croissance de l'activité privée a légèrement marqué le pas en juillet, malgré la crise grecque, selon l'indice PMI qui s'est établi à 53,9, faisant toutefois un peu mieux que dans la précédente estimation (53,7).

Parmi les valeurs, Société Générale a caracolé en tête du CAC 40 (+7,90% à 48,17 euros) après la publication de résultats meilleurs que prévu et l'annonce d'un nouveau plan d'économies de 850 millions d'euros sur la période 2015-2017.

Le secteur automobile a été recherché grâce à la Chine, à l'image de PSA Peugeot Citroën (+3,06% à 18,89 euros), Renault (+3,46% à 88,39 euros), Valeo (+3,30% à 126,80 euros) et Faurecia (+4,52% à 36,90 euros).

Vicat a souffert (-1,83% à 67,15 euros) de résultats semestriels en recul, affectés par une baisse générale de l'activité du cimentier.

Sanofi, première capitalisation du CAC 40, a nettement progressé (+2,53% à 100,65 euros), dépassant pour la première fois à la clôture le seuil des 100 euros.

Bourbon a lâché 5,43% à 13,05 euros, le secteur parapétrolier restant sous pression en raison de la faiblesse des prix du pétrole. La société a pourtant publié une progression de 11% de son chiffre d'affaires ajusté au deuxième trimestre.

Europcar a profité (+2,46% à 12,50 euros) de notes de courtiers et a clôturé au-dessus de son prix d'introduction en Bourse, réalisée fin juin à 12,25 euros.