New York, Zurich et Genève sont les villes les plus chères du monde

CLASSEMENT Pour établir son palmarès UBS a étudié, entre autres, le pouvoir d'achat des habitants de 71 villes, sur les cinq continents...

20 Minutes avec agence
— 
Vue générale de New York le 15 octobre 2014
Vue générale de New York le 15 octobre 2014 — Timothy A. Clary AFP

Zurich, Genève et New York arrivent en tête de l’enquête « Prix et salaires 2015 – Est-ce que je gagne assez pour me permettre la vie que je veux ? » réalisée tous les trois ans depuis 1971 par la banque suisse UBS. Une enquête qui classe donc les villes les plus chères du monde, soit celles où les habitants ont le meilleur pouvoir d’achat.

Salaires horaires, prix des logements et de la nourriture, ou encore des transports (122 produits au total) ont donc été passés au crible par les experts de UBS et ce, dans 71 villes sélectionnées sur cinq continents. Et pour analyser le pouvoir d’achat, UBS a choisi quatre produits-phare : le kilo de riz, le kilo de pain, le Big Mac et l’iPhone 6 16 Giga. Au final, New York, Genève et Zurich sont donc être les villes les plus chères du monde. Kiev, Nairobi et Djakarta arriveraient, elles, en fin de liste.

Trois heures de travail pour un Big Mac à Nairobi

Pour étayer son propos, UBS livre autant d’exemples, jusqu’à la démesure. Ainsi, un salarié à Kiev devra travailler 30 fois plus longtemps qu’un Zurichois pour s’offrir un iPhone, soit 627,2 heures contre 20,6 heures. De la même façon, un habitant de Hong Kong pourra aller chez McDonald’s s’offrir un Big Mac au bout de neuf minutes de travail, contre 11 minutes pour un salarié de Zurich ou de Genève. Il faudra, par contre, près de trois heures de travail à un habitant de Nairobi (Kenya) goûter le burger star de Ronald.

Autre exemple marquant : le prix moyen d’un ticket de bus, de tram ou de métro étant de 1,5 euro au niveau mondial (hors abonnements), la banque suisse affirme que « pour le prix d’un billet à Copenhague, on peut parcourir un trajet de 285 kilomètres à Kiev, soit presque la distance totale qui sépare Luxembourg de Paris. »

Franc suisse et zone euro

Alors pourquoi tant de disparités entre les continents ? Depuis 2012, Zurich et Genève se sont nettement « enrichies », « en raison de la forte appréciation du franc suisse », explique UBS dans cette étude publiée jeudi. En revanche, les villes de la zone euro ou Tokyo sont devenues plus abordables, « dévalorisation de la monnaie unique et du yen face au dollar » oblige.

Le conflit russo-ukrainien fait, lui, sombrer les grandes villes d’Europe de l’est dans le fond du classement. Enfin, en Asie, les pays émergents peinent à rejoindre l’élite, empêtrés qu’ils sont dans « une grande volatilité des prix et des salaires ».