La Bourse de Paris commence la semaine dans le vert sans oublier la Grèce

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Gros plan sur la façade du Palais Brongniart, l'ex-Bourse de Paris, en 2013
Gros plan sur la façade du Palais Brongniart, l'ex-Bourse de Paris, en 2013 — Thomas Coex AFP

La Bourse de Paris a commencé la semaine dans le vert (+0,35%), sans cesser de surveiller les progrès du dossier grec, dans une séance par ailleurs dénuée d'indicateurs de premier plan.

L'indice CAC 40 a pris 18,10 points à 5.142,49 points, dans un volume d'échanges modéré de 2,9 milliards d'euros. Vendredi, il avait terminé pratiquement stable (+0,06%).

La cote parisienne a ouvert en hausse et a ensuite accéléré nettement. Mais en début d'après-midi l'enthousiasme s'est en partie érodé. Ce qui n'a pas empêché la cote de finir en hausse pour la 9 séance d'affilée.

Globalement, le marché continue à «saluer l'accord sur la Grèce», mais cela n'exclut pas «quelques soubresauts au quotidien et tout ce qui pourrait freiner la finalisation de ce compromis est observé à la loupe», a observé Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Selon lui, l'absence dans le projet de loi soumis au Parlement grec mercredi de la réforme des retraites et de la taxation des agriculteurs «a généré quelques craintes de voir la Grèce traîner des pieds» et a ralenti la cote.

La Grèce a entrepris lundi de payer à la BCE et au FMI plus de six milliards d'euros, tout en rouvrant ses banques, quoique avec des services encore très limités, après trois semaines de fermeture, et en augmentant de manière importante la TVA.

Grâce aux 7,16 milliards d'euros débloqués en urgence vendredi par l'UE, la Grèce a pu rembourser ses deux arriérés au Fonds monétaire international (FMI) de 1,56 milliard d'euros dus le 30 juin, et de 457 millions d'euros dus le 13 juillet. Elle a pu aussi verser juste à temps à la Banque centrale européenne (BCE) 4,2 milliards d'euros, principal et intérêts, dus lundi même.

Après le vote dans la douleur mercredi de hausses de TVA, le Parlement examinera demain de nouvelles réformes (justice civile, législation bancaire) conformément aux engagements pris lors d'un sommet européen mouvementé à Bruxelles.

En dehors de ce dossier, l'agenda macroéconomique était dénué de tout indicateur de premier plan.

Sur le terrain des valeurs, Schneider Electric (+0,55% à 64,24 euros) a progressé après l'annonce d'un accord pour associer au sein d'une nouvelle société certaines de ses activités de logiciels industriels avec celles du britannique Aveva.

Spie (+3,28% à 19,20 euros) a bénéficié d'un début de couverture à «neutre» par Barclays, «acheter» par HSBC, «surpondérer» par JPMorgan et «acheter» par UBS.

Alstom (+0,50% à 26,92 euros) a enregistré au premier trimestre 2015-2016 une hausse de son chiffre d'affaires de 8% à 1,6 milliard d'euros, mais ses prises de commandes ont été divisées par plus de deux.

Dassault Aviation a progressé de 0,43% à 1.180 euros après avoir livré les trois premiers des 24 avions de combat Rafale commandés par l'Egypte en février.

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