Grèce: le syndicat des fonctionnaires appelle à la grève mercredi

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Rassemblement d'opposants au plan des créanciers de la Grèce, le 3 juillet 2015 sur la place Syntagma à Athènes
Rassemblement d'opposants au plan des créanciers de la Grèce, le 3 juillet 2015 sur la place Syntagma à Athènes — ANDREAS SOLARO AFP

Le syndicat grec des fonctionnaires, Adedy, a appelé lundi à une grève de 24 heures mercredi, jour probable du vote au Parlement de nouvelles mesures de rigueur, décidées lundi à l'aube à Bruxelles, en échange d'un nouveau prêt sur trois ans à la Grèce.

«Nous appelons à une grève de 24 heures, lors du vote de l'accord anti-populaire et à des manifestations à 16H00 GMT (19h00 locales) sur la place Syntagma», a indiqué un communiqué de l'Adedy, dont c'est la première grève depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza en janvier.

La place est située en-dessous du Parlement dans le centre d'Athènes et a été le théâtre de manifestations massives il y a trois ans.

Il s'agit de la première grève de fonctionnaires depuis l'élection au pouvoir du parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras fin janvier. Ce parti était le protagoniste de grandes grèves et manifestations anti-rigueur entre 2010 et 2014, lors des deux précédents plans de rigueur imposés au pays en échange de prêts de plus de 240 milliards d'euros votés à l'époque de droite et socialistes.

Le syndicat des collectivités locales Poe-Ota a également appelé à une grève de 24 heures mercredi.

L'Adedy devait effectuer un premier rassemblement lundi soir à Syntagma, où deux autres manifestations contre la rigueur et «l'euro» étaient prévues. La première a été organisée via les réseaux sociaux, la deuxième par le parti de gauche Antarsya, qui est en faveur de l'abandon de l'euro mais qui n'est pas représenté au Parlement.

A l'issue d'un sommet extraordinaire marathon, l'UE a décidé d'octroyer à la Grèce lundi à l'aube un nouvelle aide financière sur trois ans, accompagné de difficiles mesures d'austérité.

Une condition nécessaire imposée par l'UE pour finaliser cet accord est le vote d'ici mercredi de certaines de ces mesures par le Parlement, un pari difficile pour le Premier ministre grec Alexis Tsipras, dont le groupe parlementaire, 149 députés sur les 300 de l'Assemblée, a déjà souffert de premières fissures la semaine dernière.

Le groupe parlementaire du Syriza ainsi que celui des Grecs Indépendants, petit parti (13 députés) qui participe à la coalition gouvernementale, vont se réunir mardi pour examiner le projet de loi avant la réunion de l'Assemblée, «probablement» mercredi, a-t-on confirmé de source parlementaire.