E-Commerce: Comment Facebook veut concurrencer Amazon

WEB Après l’échec de son F-Store, le réseau social lance les boutons « Buy » ou « Contact Us » à l’adresse des détaillants propriétaires de page…

20 Minutes avec agence

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Le logo de Facebook.
Le logo de Facebook. — Joel Saget AFP

Des petits commerces de proximité aux grandes multinationales : 45 millions de marques à travers le monde possèdent leur page Facebook (de Coca-Cola à Auchan, en passant par Zara et le magasin de déco du coin de la rue). Le premier réseau social y voit donc une aubaine pour devenir le plus grand centre commercial du Web, et concurrencer Amazon ou consorts. Pour parvenir à ses fins, la société de Mark Zuckerberg a dévoilé, ce mardi, lors d’une conférence de presse, deux nouvelles sections : « Shopping » et « Services ».

Entrer en contact avec le vendeur

Si 45 millions de marques ont bien leur page sur Facebook, elles les utilisent pour leur image essentiellement. C’est là qu’intervient la fonction « Shopping », explique BFMTV. Bientôt, une marque aura la possibilité de faire la promotion d’un article via sa page Facebook et d’insérer un bouton « Buy » (acheter) permettant à l’internaute de l’acheter. Une solution simple que certains utilisateurs de Facebook testent depuis juillet.

Mais, le géant du Web ne s’arrête pas là et teste sa section « Services ». Pour remédier à la méfiance de ses membres, il leur permet ainsi d’entrer en contact avec le vendeur au moyen de trois boutons : « Call Now » (appeler maintenant), « Send Message » (envoyer un message) ou « Contact Us » (nous contacter). Tous sont actuellement testés.

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Taxes et revenus publicitaires

Pour le réseau social, ces deux nouveaux outils sont indispensables : « Les nouvelles fonctionnalités reflètent notre conviction que, peu importe si vous êtes une entreprise de plomberie, un magasin de fleurs, une grande marque ou une société à but non lucratif, votre page doit abriter les informations que les gens recherchent et vous aider à communiquer avec vos clients. »

On se souvient que la compagnie de Mark Zuckerberg avait déjà proposé aux marques de vendre leurs produits sur sa plate-forme avec l’application F-store. Un service qui s’était soldé par un échec retentissant. Cette fois-ci, se contentera-t-elle de percevoir des revenus publicitaires issus des pages marchandes ou prélèvera-t-elle une taxe sur les ventes réalisées à l’image de la Market Place (1) d’Amazon ? Rien n’a encore filtré sur le sort réservé à ces 45 millions de vendeurs potentiels.

 

(1) Espace sécurisé sur lequel des vendeurs (tiers) et des acheteurs réalisent des transactions. Un Market Place permet aux sites d’e-commerce d’élargir leur catalogue sans aucunes contraintes de stock et de logistique.