Grèce: «liquidités suffisantes jusqu'à la réouverture des banques prévue mardi»

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Un graffiti "NON" a été inscrit sur la façade d'une banque, tandis que des grecs retirent de l'argent dans les distibuteurs, le 2 juillet 2015 à Thessalonik
Un graffiti "NON" a été inscrit sur la façade d'une banque, tandis que des grecs retirent de l'argent dans les distibuteurs, le 2 juillet 2015 à Thessalonik — Sakis Mitrolidis AFP

Les banques grecques ont «des liquidités suffisantes jusqu'à la réouverture des banques prévue mardi», a assuré vendredi la directrice de l'Union des banques grecques et dirigeante de la Banque nationale grecque (BNG).

Louka Katseli a fait cette brève déclaration aux médias à l'issue d'une réunion avec le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, le ministre adjoint de l'Economie Dimitris Mardas et les dirigeants des banques BNG, Alpha, Eurobank, Pireaus et Attica.

Le gouvernement a imposé depuis lundi et pour une semaine un contrôle des capitaux bancaires après les retraits massifs de la semaine dernière à la suite de l'annonce du référendum dimanche, fixant à 60 euros le maximum de retrait quotidien par personne.

A deux jours du déroulement de la consultation portant sur l'approbation ou non de nouvelles mesures d'austérité proposées par les créanciers, UE et FMI, l'enjeu s'est dramatisé avec les tracas quotidiens liés à la fermeture des banques.

La menace des créanciers d'une sortie de l'euro si le non -- prôné par le gouvernement de la gauche radicale, l'emportait--, a provoqué des files d'attente quotidiennes devant les distributeurs, les Grecs continuaient de retirer leurs 60 euros quotidiens -- souvent réduits à 50 car il y a de moins en moins de billets de 20 euros en circulation.

Dans une allocution télévisée vendredi, le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé à «dire non à ceux qui tentent de semer la panique et vous empêche de décider avec sang froid et responsabilité de votre avenir», a-t-il dit.

«Je vous appelle dire non aux ultimata, au chantage et à la campagne du peur», a-t-il ajouté.

Mercredi, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, interrogé sur la télévision publique ERT, s'était montré moins précis sur la date exacte de réouverture des banques, indiquant simplement qu'elle interviendrait «immédiatement après la conclusion d'un accord avec les créanciers».