Emploi: Pour Myriam El Khomri, «les outils commencent à porter leurs fruits»

ECONOMIE Myriam El Khomri a estimé que si elle n’était « pas un poids lourd », elle tirait sa « légitimité du terrain »...

20 Minutes avec AFP

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Myriam El Khomri a pris la succession de François Rebsamen au ministère du Travail mardi 2 septembre 2015.
Myriam El Khomri a pris la succession de François Rebsamen au ministère du Travail mardi 2 septembre 2015. — BERTRAND GUAY / AFP

La nouvelle ministre du Travail Myriam El Khomri a estimé jeudi que les « outils » en faveur de l’emploi mis en place depuis 2012 « commencent à porter leurs fruits ». « Il y a des outils qui ont été posés depuis 2012. Ces outils commencent à porter leurs fruits. J’ai pu le constater dans certains quartiers populaires », a dit la ministre sur RTL, invitée à commenter le taux de chômage resté stable au 2e trimestre.

>> Les cinq gros dossiers qui attendent la nouvelle ministre

Répondant aux critiques exprimées par la droite après sa nomination, Myriam El Khomri a estimé que si elle n’était « pas un poids lourd », elle tirait sa « légitimité du terrain », rappelant son action au ministère de la Ville.

Travaille « très bien avec Emmanuel Macron »

Elle a rappelé sa « feuille de route fixée » par François Hollande et Manuel Valls : « réformer en protégeant les salariés, tout en trouvant les moyens d’une efficacité économique ». Elle a assuré qu’elle « travaillait très bien avec Emmanuel Macron », le ministre de l’Economie.

Outre la baisse du chômage, Myriam El Khomri, qui a succédé mercredi à François Rebsamen, a plusieurs gros dossiers sur sa table, notamment la réforme du droit du travail.

Le Premier ministre souhaite donner « plus de latitude » aux employeurs et aux salariés « pour décider eux-mêmes » et plus de poids aux accords d’entreprise ou de branches par rapport à la loi.

« Sur la réforme du droit du travail, il n’y a pas de préalable »

Pour avancer sur ce chantier, très sensible à gauche et pour les syndicats, la nouvelle ministre dispose déjà de plusieurs contributions, dont celles de deux groupes de réflexion, l’institut Montaigne et Terra Nova, qui proposent d’évoluer vers un code du travail « à la carte ». La mission dirigée par l’ancien directeur du Travail, Jean-Denis Combrexelle, doit rendre ses propositions d’ici la fin septembre.

« Sur la réforme du droit du travail, il n’y a pas de préalable. Il faut bien sûr écouter les salariés à travers les organisations syndicales mais écouter aussi les entreprises », a-t-elle dit jeudi, exprimant une « volonté ferme de réformer ».