Pétrole: Le prix du baril plonge sous la barre des 40 dollars

ENERGIE Les cours sont repassés sous la barre des 40 dollars pour la première fois depuis février 2009...

20 Minutes avec agences

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Un puits de pétrole près de Los Angeles aux Etats-Unis, le 2 février 2011
Un puits de pétrole près de Los Angeles aux Etats-Unis, le 2 février 2011 — Mark Ralston AFP

Au plus bas depuis 2009, le pétrole a terminé lundi sous la barre psychologique des 40 dollars à New York. Le cours du baril de référence, le light sweet crude (WTI), pour livraison en octobre, a ainsi perdu 2,21 dollars à 38,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit la première fois depuis février 2009 qu’un contrat de référence terminait une séance à moins de 40 dollars.

Une baisse due à la chute de la bourse chinoise

Entamée début juillet, la rechute des cours pétroliers, et plus largement des matières premières, a été l’une des premières conséquences profondes de la débâcle des Bourses chinoises, qui gagne désormais les marchés d’actions, en forte baisse en Europe comme aux Etats-Unis. Le marché pétrolier souffrirait de façon « énorme » si le ralentissement chinois se confirmait, juge même Fred Lawrence, vice-président des affaires internationales et économiques à l’Independant Petroleum Association of America, une organisation de producteurs américains de pétrole et de gaz.

Entre juin 2014 et mars dernier, les cours pétroliers étaient en effet passés de plus de 100 dollars le baril à New York à moins de 45 dollars, en partie à cause du maintien par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d’une production élevée malgré la baisse des prix. Le marché s’est redressé en avril et s’est maintenu autour de 60 dollars le baril jusqu’en juin, avant de retomber. A note que cette rechute s’est largement fait sentir sur les Bourses chinoises, la place shanghaïenne ayant notamment chuté de plus de 30 % durant l’été, et ayant encore perdu quelque 8,5 % lundi.

Une tendance à la baisse qui pourrait perdurer dans le temps

Plus profondément, en dévaluant le yuan au mois d’août, la banque centrale chinoise a attisé les craintes d’un ralentissement majeur de l’économie, susceptible de peser sur la demande du deuxième consommateur mondial de pétrole après les Etats-Unis. Les inquiétudes sur la Chine sont venues mettre à mal l’hypothèse optimiste, défendue par les observateurs pariant sur un rebond du marché, que le bas niveau des prix contribuerait à relancer la demande mondiale. Or l’AIE (l’Agence internationale de l’Energie) estime au contraire que les acteurs de l’industrie pétrolière se font aujourd’hui à l’idée que les prix resteront longtemps à un bas niveau.