Les Bourses européennes rebondissent après un lundi noir

ECONOMIE Paris, Francfort et Londres repartent à la hausse…

A.Ch. avec AFP

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Le palais Brongniart, ex-Bourse de Paris, le 22 août 2014 à Paris
Le palais Brongniart, ex-Bourse de Paris, le 22 août 2014 à Paris — Fred Dufour AFP

Les Bourses européennes ont repris des forces ce mardi matin à l'ouverture, après avoir très lourdement chuté la veille, redoutant l'impact du ralentissement économique chinois sur la croissance mondiale. Peu après l'ouverture à 9h, la Bourse de Paris a gagné 1,42%, Francfort 1,74% et Londres 1,49%.

Les marchés européens n’ont toutefois repris qu'une faible partie du terrain perdu lundi, qui a été une véritable journée noire sur les places financières mondiales, se traduisant en Europe par des chutes d'environ 5%. Mais les marchés asiatiques ont connu une journée difficile et ont poursuivi leur dégringolade, la Bourse de Shanghai ayant clôturé sur un plongeon de 7,63%.

Les marchés regardent vers Pékin

Pour le courtier Aurel BGC, «les indices actions européens et américains devraient rebondir à court terme». Selon lui, «si le ralentissement de l'économie chinoise n'est pas discutable, le scénario de hard landing (atterrissage brutal) est en revanche beaucoup plus hypothétique». Les marchés devraient quoi qu'il arrive rester encore sous pression, toujours très inquiets du ralentissement économique chinois et de ses conséquences sur la croissance mondiale, faute de nouvelles rassurantes pour l'heure et en l'absence de mesures convaincantes proposées par Pékin.

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Les investisseurs «vont certainement regarder dans la direction de Pékin afin de savoir combien de temps il faudra aux autorités chinoises pour prendre de nouvelles mesures», souligne Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. Pour Eric Chaney, chef économiste du groupe Axa, la baisse pourrait être momentanée et les fondamentaux «devrait reprendre le dessus», puisque les perspectives de croissance dans le monde sont «modestes mais fort éloignées d'un risque de récession». Le président français, François Hollande, a d'ailleurs estimé lundi à Berlin que l'économie mondiale était «suffisamment solide» pour que sa croissance ne soit «pas seulement liée à la situation en Chine».