Ministère du Travail: Pour Mailly, le député Germain devrait succéder à Rebsamen

NOMINATION Ce frondeur «pourrait résister au libéralisme économique», estime le secrétaire général de FO...

20 Minutes avec AFP
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Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, manifeste pour la défense du droit de grève, le 18 février 2015 à Paris
Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, manifeste pour la défense du droit de grève, le 18 février 2015 à Paris — Kenzo Tribouillard AFP

«Moi, je le dis clairement, dans les noms qui circulent, il y en a un dont je pense qu'il pourrait résister un peu au libéralisme économique, c'est Jean-Marc Germain». Sur France 2, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, pense que le député PS proche de Martine Aubry est donc le meilleur candidat pour succéder à François Rebsamen au poste de ministre du Travail.

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«Je ne dis pas que je suis d'accord à 100% avec lui»

Germain, qui fut notamment rapporteur du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi en 2013, a déjà montré qu'il pouvait, en tant que rapporteur, «mettre un peu plus de garanties pour les salariés, il a travaillé sur les questions économiques, sur le pacte de responsabilité. Je ne dis pas que je suis d'accord à 100% avec lui mais en tout état de cause il peut résister, ce qui n'est pas le cas de tout le monde», a souligné Mailly.

François Rebsamen doit remettre mercredi à François Hollande, lors du conseil des ministres de rentrée, sa démission du ministère du Travail et de l'Emploi afin de retrouver sa ville de Dijon, dont il a été réélu maire la semaine dernière après le décès d'Alain Millot.

Parmi les successeurs possibles, plusieurs noms sont cités comme Alain Vidalies, l'actuel secrétaire d'État aux Transports, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, ou Jean-Marc Germain.

«Ce n'est pas le ministre du Travail qui est responsable du chômage»

«Pour être un bon ministre du travail, il faut d'une manière générale que le travail reprenne plus droit de cité», a poursuivi le leader de FO. Or, «aujourd'hui le ministre de l'Économie est plus important que le ministre du Travail», a-t-il dit, jugeant qu'il n'était «pas normal» que des mesures comme le travail du dimanche ou les licenciements «qui devraient relever» du ministre de Travail «relèvent» en fait du ministère de l'Économie via la loi Macron ou «peut-être demain la loi Macron 2».

Sur l'afflux de 207.000 chômeurs supplémentaires depuis la prise de fonction de Rebsamen, le secrétaire général de FO n'a pas voulu «jeter la pierre» au ministre sortant, estimant qu'il avait «fait le job dans un contexte de politique économique libérale». «Ce n'est pas le ministre du Travail, quel qu'il soit, qui est responsable du chômage», a-t-il relevé.