Manuel Valls prévoit une croissance supérieure à 1% en 2015

CROISSANCE Le Premier ministre estime que la croissance du PIB s’amplifiera en 2016…

L.C. avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls à l'Elysée, le 22 juillet 2015
Le Premier ministre Manuel Valls à l'Elysée, le 22 juillet 2015 — Alain Jocard POOL

Le Premier ministre Manuel Valls a déclaré ce vendredi à Avignon que la France devrait « dépasser » 1 % de croissance en 2015, estimant que « l’hypothèse du gouvernement d’une croissance de 1 % pour l’année 2015 en moyenne annuelle est plus que jamais confortée ». La croissance du PIB a été nulle au deuxième trimestre 2015 selon les chiffres publiés ce vendredi par l'Insee.

Le croissance «devrait dépasser» 1%

« Je retiens que la croissance sur l’ensemble du premier semestre 2015 (…) est de +0,7 % », a souligné le Premier ministre. « Nous devrions en réalité (…) dépasser ce chiffre (de 1 %) et finir 2015 sur un rythme annuel de 1,5 % », a poursuivi Manuel Valls. « C’est sans doute à ce niveau-là que l’on peut faire baisser le chômage », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a voulu se montrer confiant. « Je vois plusieurs signaux positifs et intéressants : le dynamisme des exportations avec +3 % sur le premier semestre en cumulé, l’investissement des entreprises qui repart. (…) C’est le signe d’entreprises plus compétitives qui regardent l’avenir avec confiance et qui investissent », a-t-il souligné.

Le chef du gouvernement s’est ensuite félicité de « l’impact du pacte de responsabilité et de solidarité, l’impact du CICE, bref de la baisse des charges et des impôts pour les entreprises », qui ont joué un rôle « dans cette reprise des investissements ».

Reprise de l’emploi

Enfin, « l’emploi a progressé à nouveau au deuxième trimestre de 27.000 personnes, et ce bon chiffre, encourageant, confirme la dynamique de ces derniers trimestres », a souligné Manuel Valls.

« Ces chiffres nous encouragent à maintenir le cap et à poursuivre nos efforts pour amplifier la reprise de la croissance et créer davantage d’emplois », a-t-il martelé. « Ce sera le sens de la deuxième loi que prépare Emmanuel Macron (…), et c’est le sens des réformes qui doivent aussi concerner le marché du travail », a-t-il annoncé.

Le Premier ministre a ensuite appelé à une baisse d’impôts pour les ménages, « non pas dans un an mais tout de suite ».

Seul point noir dans le tableau dépeint par Manuel Valls, les chiffre de production dans la construction qui « restent médiocres » même si les chiffres sur les permis de construire sont « très bons ». Le rythme de la croissance « je n’en doute pas un seul instant, s’amplifiera au cours de l’année 2016 », a conclu le chef du gouvernement.