En France, la croissance a été nulle au deuxième trimestre 2015

CROISSANCE En parallèle, la consommation des ménages s’est nettement ralentie...

20 Minutes avec AFP

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Croissance économique plus forte que prévu en France au premier trimestre, de 0,6% au lieu de 0,4%
Croissance économique plus forte que prévu en France au premier trimestre, de 0,6% au lieu de 0,4% — Philippe Huguen AFP

En France, l’activité économique a stagné au deuxième trimestre 2015. Après une croissance de 0,7 % du produit intérieur brut au premier trimestre, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) a été nulle au premier trimestre 2015 selon les estimations publiées ce vendredi par l’Insee. Le gouvernement maintient toutefois l'objectif d'atteindre, voire de dépasser 1% de croissance sur l'ensemble de l'année 2015.

Consommation et investissement atones

En parallèle, la consommation des ménages s’est nettement ralentie au deuxième trimestre, à +0,1 % après +0,9 % au premier trimestre. De même l’investissement des entreprises, moteur attendu d’une reprise économique durable, s’est érodé, passant de +0,6 % à +0,2 % selon l’Insee.

Le commerce extérieur a contribué positivement à l’évolution du PIB (+0,3 point après -0,3), plombé par les variations de stocks (-0,4 point). « Le déstockage concerne notamment le matériel de transport et les produits pétroliers raffinés », explique l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué.

Les exportations ont en revanche accéléré (+1,7 % après +1,3 %), notamment celles de matériels de transport (+8,2 % après +0,1 %), mais celles de produits pétroliers raffinés ont fortement ralenti (-7,5 % après +13 %). Dans le même temps, les importations ont ralenti (+0,6 après +2,2 %).

Objectif d’une croissance à +1 % sur l’ensemble de l’année

Malgré ces chiffres faibles, l’exécutif se montre optimiste. Manuel Valls a déclaré ce vendredi à Avignon que la France devrait « dépasser » 1 % de croissance en 2015, estimant que « l’hypothèse du gouvernement d’une croissance de 1 % pour l’année 2015 en moyenne annuelle est plus que jamais confortée ».

« Nous devrions en réalité (…) dépasser ce chiffre [de 1 %] et finir 2015 sur un rythme annuel de 1,5 % », a poursuivi Manuel Valls. « C’est sans doute à ce niveau-là que l’on peut faire baisser le chômage », a-t-il ajouté.

Le ministre des Finances Michel Sapin a lui aussi confirmé ce vendredi l’objectif du gouvernement de parvenir à une croissance de 1 % du Produit intérieur brut sur l’ensemble de l’année 2015. « Après un premier trimestre très dynamique, le niveau de l’activité se maintient. A la fin du premier semestre, l’acquis de croissance est de 0,8 %, ce qui conforte notre objectif de 1 % pour l’année 2015 », a-t-il estimé dans une déclaration écrite à l’AFP.