FAO: Les prix alimentaires mondiaux au plus bas depuis 2009

CONSOMMATION Le prix d'un panier rassemblant céréales, oléagineux, produits laitiers, viandes et sucre, est en recul de 1% par rapport à juin...

20 Minutes avec agence

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Une moissonneuse en action dans un champ de blé de la région de Stavropol, en Russie, le 9 juillet 2014
Une moissonneuse en action dans un champ de blé de la région de Stavropol, en Russie, le 9 juillet 2014 — Danil Semyonov AFP

Chute record pour les prix alimentaires mondiaux. Ces derniers sont tombés, en juillet, à leur plus bas niveau depuis près de six ans, en raison, notamment, de la chute des cours des produits laitiers et des huiles végétales, a annoncé, ce jeudi, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’indice des prix alimentaires de la FAO, qui mesure mois après mois l’évolution d’un panier rassemblant céréales, oléagineux, produits laitiers, viandes et sucre, est ainsi tombé à 164,6 points le mois dernier, en recul de 1 % par rapport à juin. Les prix des produits laitiers ont notamment chuté de 7,2 % en un mois, en raison, dixit l’agence Reuters, « de la baisse de la demande en provenance de la Chine, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et de l’abondance de la production de l’Union européenne ».

Les prix des huiles végétales ont reculé de 5,5 %

Les prix des huiles végétales ont reculé de 5,5 % par rapport à juin, tombant elles aussi au plus bas depuis juillet 2009. Ce mouvement s’explique, en grande partie, par le repli des cours de l’huile de palme, sous le double effet de la croissance de la production du sud-est asiatique et d’un ralentissement des exportations.

Quant aux prix des céréales, ils ont, eux, augmenté de 2 % en juillet, mais restent inférieurs de 10,1 % à leur niveau de juillet 2014. Ceci alors que, selon les dernières prévisions révisées, la production céréalière mondiale en 2015 devrait atteindre 2,524 milliards de tonnes, soit 1 % de moins par rapport au niveau record de l’an dernier.

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L’indice de prix de la viande stagne

Enfin, le sucre s’est établi en moyenne à 181,2 points en juillet, en hausse de 2,5 % par rapport à juin 2015, en grande partie liée aux conditions de récolte plutôt mauvaises dans la principale région productrice du Brésil.

Au final, seul l’indice de prix de la viande demeure pratiquement égal à celui de juin, avec une moyenne à 174,1 points en juillet. Les prix internationaux de la viande de bovins ont augmenté, compensant la baisse subie par ceux du porc et des ovins. Les cours de la volaille sont, quant à eux, restés stables.