Accord de dernière minute entre Areva et EDF pour sauver l'ex-fleuron du nucléaire

RAPPROCHEMENT Un accord général a été trouvé entre les deux groupes, sous l'égide de Bercy...

A.-L.B. avec AFP

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Montage photo avec les logos des groupes Areva et EDF
Montage photo avec les logos des groupes Areva et EDF — Jean-Pierre Clatot, Shaun Curry AFP

Accord conclu: Areva, EDF et l'Etat actionnaire sont parvenus ces dernières heures à trouver un terrain d'entente, à temps pour annoncer ce jeudi matin les modalités d'un rapprochement qui doit contribuer à sortir le spécialiste du nucléaire de ses difficultés financières.

Ils ont signé un «protocole d'accord» qui prévoit notamment «un contrôle majoritaire d'Areva NP par EDF», a annoncé mercredi l'électricien, précisant qu'il envisageait in fine une participation «de 51% à 75%» dans cette branche réacteurs d'Areva.

Valorisation à 2,7 milliards d'euros

«Les parties se sont mises d'accord sur un prix indicatif» qui valorise Areva NP à 2,7 milliards d'euros et pourra encore «faire l'objet d'un ajustement», précise le groupe dans un communiqué. L'objectif est de réaliser l'opération «courant 2016», indique Areva dans un communiqué distinct.

Par ailleurs, Areva a confirmé des besoins de financement d'«environ 7 milliards d'euros» d'ici 2017.

Situation critique d'Areva

L'Elysée avait tranché le 3 juin en faveur de cette solution, qui signe la fin du modèle intégré d'Areva - de l'extraction du minerai jusqu'au retraitement des déchets, en passant par la conception et la construction des réacteurs.

S'ouvrira ensuite une période de trois à quatre mois, pendant laquelle l'électricien, qui exploite les 58 réacteurs du parc nucléaire français, pourra examiner les comptes d'Areva NP en vue de formuler une offre ferme, d'ici octobre ou novembre.

Areva, qui compte environ 44.000 employés, est dans une situation financière critique après avoir essuyé 4,9 milliards d'euros de pertes l'an dernier, liées en grande partie à des provisions et des dépréciations d'actifs.