1,45 milliard d'euros d'économies pour la CNAM

P. K. (avec AFP)

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La carte Vitale 2, une nouvelle version avec photo et mémoire étendue, commence à être diffusée en Bretagne, première étape avant sa généralisation à toute la France d'ici 2010.
La carte Vitale 2, une nouvelle version avec photo et mémoire étendue, commence à être diffusée en Bretagne, première étape avant sa généralisation à toute la France d'ici 2010. — André Durand AFP

Le directeur général, Frédéric van Roekeghem de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a présenté mardi matin un plan destiné à faire économiser 1,45 milliard d'euros en année pleine pour redresser ses comptes. Le gouvernement doit ensuite avaliser le plan.

Principale mesure proposée: la Sécu ne remboursera plus qu'à 50% (au lieu de 60% aujourd'hui) les actes médicaux délivrés à des patients n'étant pas passés par un médecin traitant. Le forfait d'un euro à la charge du patient pour chaque acte médical est aussi déplafonné jusqu’à quatre euros par jour. La Cnam propose aussi une baisse de tarifs des radiologues et demandera des efforts aux biologistes.

Un plan «équilibré»

«Ce plan nous paraît équilibré car demandant des efforts à tous - patients, médecins, entreprises du médicament, organismes complémentaires santé, caisses d'assurance maladie», a déclaré Frédéric van Roekeghem.

La CSMF (premier syndicat de médecins libéraux) a déjà refusé que les radiologues paient «l'ardoise». MG-France, premier syndicat chez les généralistes, a déploré un plan qui «annonce des mesures à court terme qui sanctionnent les malades et les généralistes». Pour l’Unsa, «les seuls efforts réels et applicables sont ceux exigés des assurés sociaux pour 350 millions d'euros (25% du plan)». La CFTC s’insurge contre «la répartition du financement du plan de redressement n'est pas équitable car la solidarité nationale (l'Etat, ndlr) n'est pas mise à contribution.»

Validation

Le 29 mai, le Comité d'alerte sur les dépenses de santé avait tiré la sonnette d’alarme en raison d'un fort dérapage des comptes de la branche maladie: deux milliards d'euros de plus que les objectifs votés par le Parlement.

Le plan devra être validé par le gouvernement avant le 30 juin, qui pourra choisir de retenir ou non les options présentées, ou d'en adopter d'autres.